Où il frappe
Pas de carte : l'UCDP (programme de données sur les conflits d'Uppsala) n'attribue avec certitude que 7 événements violents à ce groupe depuis 2016, trop peu pour dessiner ses zones d'action. Acteur UCDP (programme de données sur les conflits d'Uppsala) « Tren de Aragua ».
Le dossier
Origines
Le Train d’Aragua naît dans la prison de Tocorón, dans l’État vénézuélien d’Aragua, où des détenus ont consolidé un pouvoir interne sous la direction de Héctor Guerrero, dit « Niño Guerrero ». Il s’est ensuite étendu hors de la prison et, avec l’exode de plus de sept millions de Vénézuéliens depuis 2015, a suivi les routes migratoires vers le reste de l’Amérique latine. Les autorités vénézuéliennes ont repris le contrôle de Tocorón en septembre 2023.
Moyens
Quelques milliers de membres et d’affiliés au plus selon les estimations ouvertes, regroupés en cellules autonomes. Armes légères, réseaux de contacts dans les prisons, et des alliances ponctuelles avec d’autres bandes locales ; il n’a pas la puissance de feu des grands cartels.
Financement
Il vit de l’extorsion, des enlèvements, de la traite d’êtres humains et de l’exploitation sexuelle de migrantes, du passage clandestin de migrants, de la vente de drogue au détail et de prêts usuraires dits « gota a gota ». Les sommes restent plus modestes que celles des grands cartels de la cocaïne.
Organisation
Réseau flexible de cellules locales, liées entre elles par des liens personnels et par la figure de ses chefs, plutôt qu’une armée hiérarchisée. Cette structure lui permet de s’implanter vite dans de nouveaux pays, mais le rend moins cohérent qu’on ne le dit parfois.
Territoire et tendance
Son noyau reste au Venezuela, mais il est documenté en Colombie, au Pérou, au Chili, en Équateur, au Brésil, en Bolivie et aux États-Unis. Tendance à l’expansion régionale depuis 2018, avec une présence plus ou moins solide selon les pays : au Chili et au Pérou, la justice lui attribue plusieurs affaires, tandis que son poids réel aux États-Unis est débattu.
Faits récents
Les États-Unis l’ont désigné organisation terroriste étrangère en février 2025 et l’ont invoqué pour justifier des expulsions de migrants vers le Salvador, mesure contestée devant la justice américaine. Le groupe a aussi été cité par la justice chilienne dans l’enquête sur l’assassinat d’un ancien militaire vénézuélien en 2024. Son chef est recherché et son niveau de lien avec le pouvoir vénézuélien est contesté.
Rédaction GeoMedjay du 20 octobre 2026, en cours de relecture. Les effectifs sont des ordres de grandeur.