PCC (Primeiro Comando da Capital)
Où il frappe
4 859 événements violents attribués par l'UCDP entre le 22 juin 2016 et le 28 mai 2026. Le curseur rejoue les années, le panneau classe les régions et les pays où le groupe frappe le plus.
Correspondance UCDP et sources
Acteur UCDP (programme de données sur les conflits d'Uppsala) « PCC ». Identifiants d'acteurs : PCC (3176) ; GDE, PCC (8285) ; Bonde dos 13, PCC (8388) ; Bonde do Maluco, PCC (8634).
Données : UCDP Georeferenced Event Dataset (Sundberg & Melander 2013 ; Davies et al.), Uppsala University, CC BY 4.0. Traitement GeoMedjay (correspondance des groupes, agrégations, traductions).
Chaque point est un événement violent enregistré par le programme de données sur les conflits d'Uppsala (au moins un mort, d'après la presse et les rapports). Ce n'est pas une carte des zones contrôlées : un groupe peut tenir un territoire calme et frapper loin de ses bases. Seuls les événements localisés à 25 km près ou au district sont dessinés en points ; les autres comptent dans les classements par région et par pays.
Données jusqu'au 30 septembre 2026 : version définitive 26.1 jusqu'au 31 décembre 2025, puis événements « candidats » mensuels, provisoires et susceptibles d'être révisés. Morts : estimation centrale d'UCDP, avec fourchette basse et haute.
Ses adversaires (UCDP, depuis 2016)
Les forces qu'il a combattues, de la plus fréquente à la moins fréquente : armées d'État et autres groupes armés, à partir de 5 affrontements recensés. Les violences contre les civils n'entrent pas dans cette liste.
- 1. Comando Vermelho
- 2. Sindicato do Crime
- 3. Bonde dos 40
- 4. Nova Okaida
- 5. Associação Família Capixaba
- 6. FDN
Source : UCDP Georeferenced Event Dataset (Uppsala University), CC BY 4.0. Alliés non affichés : aucune source ouverte à jour.
Le dossier
Origines
Le Premier Commando de la capitale naît en 1993 dans une prison de l’État de São Paulo, chez des détenus qui se regroupent pour se protéger des violences carcérales, un an après le massacre de Carandiru, où la police militaire avait tué 111 prisonniers. Né comme un syndicat de détenus, il s’est transformé au fil des décennies en organisation criminelle tournée vers le trafic de cocaïne.
Moyens
Plusieurs dizaines de milliers de membres, selon les estimations des autorités brésiliennes, dont une grande partie en prison ou dans les quartiers pauvres des grandes villes. Armes légères et fusils d’assaut, réseaux de blanchiment, et des relais dans les pays voisins producteurs ou de transit.
Financement
Il vit surtout du trafic de cocaïne, achetée en Bolivie, au Pérou et en Colombie, revendue au Brésil et exportée vers l’Europe et l’Afrique, en particulier par les ports de Santos et de Paranaguá. Il y ajoute le racket, les cotisations de ses membres et le blanchiment via des sociétés légales : au Brésil, des enquêtes récentes ont visé son entrée dans le commerce de carburants et dans des services financiers.
Organisation
Organisation très structurée, avec un statut écrit, un système de « baptême » des membres, une discipline stricte et une direction fédérale qui commande depuis les prisons. Il impose un ordre interne dans les quartiers et les cellules qu’il contrôle, et se montre capable de coordonner des attaques simultanées, comme en mai 2006 à São Paulo.
Territoire et tendance
Il est dominant dans l’État de São Paulo, puis présent dans la plupart des États brésiliens, avec des bases de repli au Paraguay et en Bolivie. Tendance à l’expansion depuis les années 2010, notamment vers les frontières et les ports du pays. Au dernier décompte, il reste le plus grand groupe criminel du Brésil.
Faits récents
Il est visé par plusieurs opérations de police et de justice qui ont ciblé ses circuits financiers légaux. Sa rivalité avec le Comando Vermelho, après la rupture de leur alliance en 2016, nourrit les violences dans les prisons et les États du nord du pays. Les chiffres précis sont difficiles à établir.
Rédaction GeoMedjay du 20 octobre 2026, en cours de relecture. Les effectifs sont des ordres de grandeur.