Comando Vermelho
Où il frappe
6 179 événements violents attribués par l'UCDP entre le 23 mai 2016 et le 26 septembre 2026. Le curseur rejoue les années, le panneau classe les régions et les pays où le groupe frappe le plus.
Correspondance UCDP et sources
Acteur UCDP (programme de données sur les conflits d'Uppsala) « Comando Vermelho ». Identifiants d'acteurs : Comando Vermelho (772).
Données : UCDP Georeferenced Event Dataset (Sundberg & Melander 2013 ; Davies et al.), Uppsala University, CC BY 4.0. Traitement GeoMedjay (correspondance des groupes, agrégations, traductions).
Chaque point est un événement violent enregistré par le programme de données sur les conflits d'Uppsala (au moins un mort, d'après la presse et les rapports). Ce n'est pas une carte des zones contrôlées : un groupe peut tenir un territoire calme et frapper loin de ses bases. Seuls les événements localisés à 25 km près ou au district sont dessinés en points ; les autres comptent dans les classements par région et par pays.
Données jusqu'au 30 septembre 2026 : version définitive 26.1 jusqu'au 31 décembre 2025, puis événements « candidats » mensuels, provisoires et susceptibles d'être révisés. Morts : estimation centrale d'UCDP, avec fourchette basse et haute.
Ses adversaires (UCDP, depuis 2016)
Les forces qu'il a combattues, de la plus fréquente à la moins fréquente : armées d'État et autres groupes armés, à partir de 5 affrontements recensés. Les violences contre les civils n'entrent pas dans cette liste.
- 1. PCC
- 2. GDE
- 3. Bonde dos 13 + PCC
- 4. Cartel do Norte
- 5. Bonde do Maluco
- 6. Bonde dos 40
- 7. Terceiro Comando Puro
- 8. Família Terror Amapá
Source : UCDP Georeferenced Event Dataset (Uppsala University), CC BY 4.0. Alliés non affichés : aucune source ouverte à jour.
Le dossier
Origines
Le Commando rouge naît à la fin des années 1970 dans la prison de l’Ilha Grande, près de Rio de Janeiro, où des détenus de droit commun côtoient des prisonniers politiques de la dictature et en tirent des idées d’organisation collective. Il s’implante ensuite dans les favelas de Rio, où le trafic de drogue devient son activité centrale.
Moyens
Plusieurs milliers de membres à Rio, et bien davantage à l’échelle du pays, selon les estimations des autorités. Armes de guerre, fusils d’assaut, barricades, et depuis quelques années drones et engins explosifs lancés contre la police.
Financement
Il se finance par la vente de cocaïne et de cannabis dans les favelas, le racket de commerçants et d’habitants, et le contrôle de services informels : gaz en bonbonnes, accès à internet, transport. Il tire aussi des revenus de la revente de drogue achetée à des fournisseurs sud-américains, et il s’est étendu dans le nord et le centre du Brésil, sur les routes de la cocaïne amazonienne.
Organisation
Structure en réseau, plus décentralisée que celle du PCC : des chefs de communautés, appuyés par des cadres emprisonnés, dirigent leur territoire avec une relative autonomie. Il exerce un contrôle social direct sur les quartiers qu’il tient, avec ses propres règles et sanctions.
Territoire et tendance
Il domine de nombreuses favelas de Rio de Janeiro, notamment les complexes de l’Alemão et de la Penha, et a étendu son influence à d’autres États brésiliens, dont plusieurs de l’Amazonie. Tendance à l’expansion hors de Rio depuis la fin des années 2010, au détriment de groupes rivaux et des milices.
Faits récents
Fin octobre 2025, une opération policière de grande ampleur dans les complexes de l’Alemão et de la Penha a fait plus de cent morts, parmi lesquels des policiers, ce qui en fait l’opération la plus meurtrière de l’histoire du Brésil au dernier décompte. Elle a ravivé le débat sur la politique de sécurité et sur les violences policières.
Rédaction GeoMedjay du 20 octobre 2026, en cours de relecture. Les effectifs sont des ordres de grandeur.