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Dissidences des FARC

Actif depuis2016
Pays2plusieurs fronts
Morts estimés2 2162 085 à 2 481 (UCDP)
Événements violents1 065attribués depuis 2016
Rang meurtrier26esur 36 groupes suivis

Où il frappe

1 065 événements violents attribués par l'UCDP entre le 13 février 2017 et le 27 septembre 2026. Le curseur rejoue les années, le panneau classe les régions et les pays où le groupe frappe le plus.

Correspondance UCDP et sources

Acteurs UCDP (programme de données sur les conflits d'Uppsala) « FARC-EMC » (État-major central), « FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) - Segunda Marquetalia », « EMBF » (État-major des blocs et fronts), « Frente Oliver Sinisterra » et « Comandos de la Frontera ». Identifiants d'acteurs : Frente Oliver Sinisterra (7974) ; FARC-EMC (8468) ; FARC - Segunda Marquetalia (8469) ; Comandos de la Frontera (8478) ; ELN, FARC-EMC (8858) ; EMBF (9191) ; ELN, EMBF (9368).

Données : UCDP Georeferenced Event Dataset (Sundberg & Melander 2013 ; Davies et al.), Uppsala University, CC BY 4.0. Traitement GeoMedjay (correspondance des groupes, agrégations, traductions).

Chaque point est un événement violent enregistré par le programme de données sur les conflits d'Uppsala (au moins un mort, d'après la presse et les rapports). Ce n'est pas une carte des zones contrôlées : un groupe peut tenir un territoire calme et frapper loin de ses bases. Seuls les événements localisés à 25 km près ou au district sont dessinés en points ; les autres comptent dans les classements par région et par pays.

Données jusqu'au 30 septembre 2026 : version définitive 26.1 jusqu'au 31 décembre 2025, puis événements « candidats » mensuels, provisoires et susceptibles d'être révisés. Morts : estimation centrale d'UCDP, avec fourchette basse et haute.

Ses adversaires (UCDP, depuis 2016)

Les forces qu'il a combattues, de la plus fréquente à la moins fréquente : armées d'État et autres groupes armés, à partir de 5 affrontements recensés. Les violences contre les civils n'entrent pas dans cette liste.

  1. 1. Forces de l'État (Colombie)
  2. 2. ELN
  3. 3. EGC
  4. 4. EMBF

Source : UCDP Georeferenced Event Dataset (Uppsala University), CC BY 4.0. Alliés non affichés : aucune source ouverte à jour.

Le dossier

Origines

L’accord de paix de 2016 a conduit au désarmement d’environ treize mille membres des FARC, mais des commandants et des unités l’ont refusé ou ont repris les armes. La plus connue est l’État-major central (EMC) d’Iván Mordisco ; en 2019, d’anciens négociateurs, dont Iván Márquez, annoncent la reprise de la lutte avec la Segunda Marquetalia. Elles s’installent dans les territoires que les FARC avaient abandonnés, au profit de la cocaïne et de l’or.

Moyens

Quelques milliers de combattants au total, répartis en plusieurs factions. Armes légères, explosifs, drones armés, véhicules ; certains chefs trouvent refuge côté vénézuélien.

Financement

Culture de la coca, trafic de cocaïne, orpaillage illégal et exploitation forestière, extorsion des populations locales. Ces revenus sont la raison principale de leur survie face à l’armée.

Organisation

Un mouvement fragmenté et sans commandement unique. En 2024, l’EMC s’est scindé : Mordisco poursuit la lutte, tandis que la faction d’Alexander Díaz, dit « Calarcá » (EMBF), négocie avec le gouvernement Petro.

Territoire et tendance

Cauca, Valle del Cauca, Nariño, Guaviare, Caquetá, Putumayo, Catatumbo et zones frontalières du Venezuela. Tendance : fragmentation et affrontements avec l’ELN (Armée de libération nationale) et entre factions, tout en étendant leur emprise sur les cultures de coca et les mines.

Faits récents

En août 2025, des attaques meurtrières à Cali et contre un hélicoptère de police en Antioquia ont été attribuées par les autorités à des dissidents. Les négociations avec les factions qui acceptent de discuter restent fragiles.

Rédaction GeoMedjay du 20 octobre 2026, en cours de relecture. Les effectifs sont des ordres de grandeur.

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