Où il frappe
722 événements violents attribués par l'UCDP entre le 28 janvier 2017 et le 25 août 2024. Le curseur rejoue les années, le panneau classe les régions et les pays où le groupe frappe le plus.
Correspondance UCDP et sources
Acteur UCDP (programme de données sur les conflits d'Uppsala) « HTS (Hayat Tahrir al-Cham) ». Depuis la chute d'Assad (décembre 2024), ses forces sont codées comme « Government of Syria » et ne sont plus comptées ici. Identifiants d'acteurs : HTS (6815) ; HTS, Rahman Corps (6825) ; HTS, Saraya Ahl al-Sham (6866) ; HTS, Southern Front (7036) ; Ahrar al-Sham, FSA, HTS, Jaysh al-Islam (7042) ; Ahrar al-Sham, HTS, Southern Front (7056) ; Aknaf Bait al-Maqdis, HTS, Jaysh al-Islam (7155) ; Aknaf Bait al-Maqdis, HTS, Jaysh al-Islam, Sons of Yarmouk Movement, Southern Front (7492).
Données : UCDP Georeferenced Event Dataset (Sundberg & Melander 2013 ; Davies et al.), Uppsala University, CC BY 4.0. Traitement GeoMedjay (correspondance des groupes, agrégations, traductions).
Chaque point est un événement violent enregistré par le programme de données sur les conflits d'Uppsala (au moins un mort, d'après la presse et les rapports). Ce n'est pas une carte des zones contrôlées : un groupe peut tenir un territoire calme et frapper loin de ses bases. Seuls les événements localisés à 25 km près ou au district sont dessinés en points ; les autres comptent dans les classements par région et par pays.
Données jusqu'au 30 septembre 2026 : version définitive 26.1 jusqu'au 31 décembre 2025, puis événements « candidats » mensuels, provisoires et susceptibles d'être révisés. Morts : estimation centrale d'UCDP, avec fourchette basse et haute.
Ses adversaires (UCDP, depuis 2016)
Les forces qu'il a combattues, de la plus fréquente à la moins fréquente : armées d'État et autres groupes armés, à partir de 5 affrontements recensés. Les violences contre les civils n'entrent pas dans cette liste.
- 1. État islamique
- 2. Jaysh al-Islam
- 3. Ahrar al-Sham
- 4. Suqour al-Sham + Syrian Liberation Front
- 5. National Front for Liberation
- 6. Syrian Liberation Front
- 7. Liwa al-Aqsa
- 8. Nour al-Din Zenki
Source : UCDP Georeferenced Event Dataset (Uppsala University), CC BY 4.0. Alliés non affichés : aucune source ouverte à jour.
Le dossier
Origines
Le groupe est né en 2012 sous le nom de Front al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, pendant la guerre civile. Son chef, Ahmed al-Charaa (alors connu sous le nom d’Abou Mohammed al-Joulani), rompt avec Al-Qaïda en 2016 puis fonde HTC (Hayat Tahrir al-Cham) en 2017 par fusion d’autres factions, en se recentrant sur la Syrie.
Moyens
Il alignait quelques dizaines de milliers de combattants dans la région d’Idlib, avec une industrie de drones et d’armes légères développée localement. Il a bénéficié d’un soutien tacite de la Turquie dans la région d’Idlib.
Financement
Il se finançait par les taxes sur le point de passage de Bab al-Hawa avec la Turquie, les impôts locaux, le commerce, le carburant et l’aide humanitaire transitant par Idlib.
Organisation
Il a administré Idlib à partir de 2017 par un « gouvernement de salut » civil, avec ministères, justice et police. Après sa prise de Damas, le groupe a annoncé sa dissolution officielle début 2025 et ses combattants sont censés être intégrés à une armée nationale.
Territoire et tendance
Une offensive éclair lancée fin novembre 2024 renverse Bachar al-Assad le 8 décembre 2024. Ahmed al-Charaa est proclamé président de transition en janvier 2025 et reçu à la Maison-Blanche en novembre 2025 ; les États-Unis ont retiré le groupe de leur liste terroriste en juillet 2025 et l’ONU (Organisation des Nations unies) a levé ses sanctions sur lui. Des anciens cadres dirigent désormais l’État.
Faits récents
Plusieurs questions se posent : les massacres de civils alaouites sur la côte en mars 2025 et les violences contre les Druzes à Soueïda en juillet 2025, la protection des minorités, l’intégration des combattants étrangers et des Kurdes, et la nature inclusive du nouveau pouvoir. Le groupe, ancien proche d’Al-Qaïda, reste une référence débattue ; ses partisans soulignent son pragmatisme, ses critiques redoutent un pouvoir peu partagé.
Rédaction GeoMedjay du 20 octobre 2026, en cours de relecture. Les effectifs sont des ordres de grandeur.