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PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan)

Actif depuis1978
Pays3plusieurs fronts
Morts estimés5 8235 788 à 6 393 (UCDP)
Événements violents2 214attribués depuis 2016
Rang meurtrier18esur 36 groupes suivis

Où il frappe

2 214 événements violents attribués par l'UCDP entre le 1 janvier 2016 et le 29 juin 2026. Le curseur rejoue les années, le panneau classe les régions et les pays où le groupe frappe le plus.

Correspondance UCDP et sources

Acteur UCDP (programme de données sur les conflits d'Uppsala) « PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) ». Identifiants d'acteurs : PKK (323).

Données : UCDP Georeferenced Event Dataset (Sundberg & Melander 2013 ; Davies et al.), Uppsala University, CC BY 4.0. Traitement GeoMedjay (correspondance des groupes, agrégations, traductions).

Chaque point est un événement violent enregistré par le programme de données sur les conflits d'Uppsala (au moins un mort, d'après la presse et les rapports). Ce n'est pas une carte des zones contrôlées : un groupe peut tenir un territoire calme et frapper loin de ses bases. Seuls les événements localisés à 25 km près ou au district sont dessinés en points ; les autres comptent dans les classements par région et par pays.

Données jusqu'au 30 septembre 2026 : version définitive 26.1 jusqu'au 31 décembre 2025, puis événements « candidats » mensuels, provisoires et susceptibles d'être révisés. Morts : estimation centrale d'UCDP, avec fourchette basse et haute.

Ses adversaires (UCDP, depuis 2016)

Les forces qu'il a combattues, de la plus fréquente à la moins fréquente : armées d'État et autres groupes armés, à partir de 5 affrontements recensés. Les violences contre les civils n'entrent pas dans cette liste.

  1. 1. Forces de l'État (Turquie)

Source : UCDP Georeferenced Event Dataset (Uppsala University), CC BY 4.0. Alliés non affichés : aucune source ouverte à jour.

Le dossier

Origines

Le PKK est fondé en 1978 par Abdullah Öcalan, d’inspiration marxiste-léniniste, pour obtenir l’indépendance puis l’autonomie des Kurdes de Turquie, discriminés par l’État turc. Il lance la lutte armée en 1984 contre l’armée turque.

Moyens

Il a compté, selon les époques, des milliers de combattants basés dans les montagnes du nord de l’Irak (Qandil) et du sud-est de la Turquie. Il dispose d’armes légères et d’explosifs, et a reçu par le passé le soutien de la Syrie, qui a hébergé Öcalan jusqu’en 1998.

Financement

Selon les autorités turques et européennes, il se finance par un « impôt révolutionnaire » prélevé sur la diaspora, des dons et des activités illicites ; il conteste une partie de ces accusations.

Organisation

Il est structuré en cadres idéologiques clandestins et en une branche armée, avec des organisations sœurs en Syrie (YPG), en Iran et en Irak. Öcalan, capturé en 1999 et emprisonné sur l’île d’Imrali, reste sa figure tutélaire.

Territoire et tendance

Le conflit a fait, selon les estimations, plus de 40 000 morts depuis 1984, surtout dans le sud-est de la Turquie. L’armée turque mène depuis des années des opérations aériennes et terrestres dans le nord de l’Irak. En 2025, la tendance est à un net recul : appel d’Öcalan en février, dissolution annoncée en mai, puis dépôt symbolique d’armes en juillet.

Faits récents

Le PKK a annoncé sa dissolution et la fin de la lutte armée le 12 mai 2025, puis un retrait de ses combattants de Turquie à l’automne 2025 ; un cadre légal et politique est en discussion à Ankara. Au dernier décompte, le processus reste fragile et sa mise en œuvre complète (désarmement vérifié, statut des cadres, droits des Kurdes) est incertaine. Il est classé terroriste par la Turquie, l’Union européenne et les États-Unis.

Rédaction GeoMedjay du 20 octobre 2026, en cours de relecture. Les effectifs sont des ordres de grandeur.

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