Où il frappe
1 941 événements violents attribués par l'UCDP entre le 11 février 2016 et le 15 septembre 2026. Le curseur rejoue les années, le panneau classe les régions et les pays où le groupe frappe le plus.
Correspondance UCDP et sources
Acteur UCDP (programme de données sur les conflits d'Uppsala) « Hezbollah ». Identifiants d'acteurs : Hezbollah (366).
Données : UCDP Georeferenced Event Dataset (Sundberg & Melander 2013 ; Davies et al.), Uppsala University, CC BY 4.0. Traitement GeoMedjay (correspondance des groupes, agrégations, traductions).
Chaque point est un événement violent enregistré par le programme de données sur les conflits d'Uppsala (au moins un mort, d'après la presse et les rapports). Ce n'est pas une carte des zones contrôlées : un groupe peut tenir un territoire calme et frapper loin de ses bases. Seuls les événements localisés à 25 km près ou au district sont dessinés en points ; les autres comptent dans les classements par région et par pays.
Données jusqu'au 30 septembre 2026 : version définitive 26.1 jusqu'au 31 décembre 2025, puis événements « candidats » mensuels, provisoires et susceptibles d'être révisés. Morts : estimation centrale d'UCDP, avec fourchette basse et haute.
Ses adversaires (UCDP, depuis 2016)
Les forces qu'il a combattues, de la plus fréquente à la moins fréquente : armées d'État et autres groupes armés, à partir de 5 affrontements recensés. Les violences contre les civils n'entrent pas dans cette liste.
- 1. Forces de l'État (Israël)
Source : UCDP Georeferenced Event Dataset (Uppsala University), CC BY 4.0. Alliés non affichés : aucune source ouverte à jour.
Le dossier
Origines
Le Hezbollah (« Parti de Dieu ») naît au Liban en 1982, dans le sillage de l’invasion israélienne et avec l’appui des Gardiens de la révolution iraniens. Il s’appuie sur la communauté chiite libanaise, longtemps marginalisée, et se présente comme une « résistance » à l’occupation israélienne du Sud-Liban, qui dure jusqu’en 2000.
Moyens
Il alignait, avant 2024, plusieurs dizaines de milliers de combattants et un arsenal de roquettes et de missiles dont l’ampleur dépassait celle de bien des armées. L’Iran est son principal soutien (armes, argent, formation), l’approvisionnement passant longtemps par la Syrie.
Financement
Il est financé en grande partie par l’Iran, complété par des dons, un réseau de sociétés et de services sociaux (écoles, hôpitaux, aides) et, selon les autorités américaines, des circuits de la diaspora libanaise. Il dispose d’un réseau bancaire parallèle, notamment l’institution Al-Qard al-Hassan.
Organisation
Il est à la fois un parti politique représenté au Parlement et au gouvernement libanais, une branche armée et un réseau social, dirigé par un secrétaire général. Hassan Nasrallah, à sa tête depuis 1992, a été tué en septembre 2024 ; Naïm Qassem lui a succédé.
Territoire et tendance
Il contrôlait de fait le Sud-Liban, la banlieue sud de Beyrouth et la Bekaa, et avait renforcé son poids en intervenant en Syrie aux côtés de Bachar al-Assad à partir de 2012. Après la guerre ouverte avec Israël de l’automne 2024 et le cessez-le-feu du 27 novembre 2024, il est nettement affaibli, avec la perte de ses chefs, d’une partie de son arsenal et de la route syrienne après la chute d’Assad. L’État libanais s’est engagé en 2025 à un plan de monopole des armes, dont l’application reste débattue.
Faits récents
Au dernier décompte, Israël continue de frapper régulièrement des cibles au Liban malgré le cessez-le-feu, et la question de son désarmement divise la scène politique libanaise. Le Hezbollah est classé organisation terroriste par les États-Unis, l’Union européenne (pour sa branche militaire, depuis 2013) et plusieurs États arabes ; il rejette cette qualification.
Rédaction GeoMedjay du 20 octobre 2026, en cours de relecture. Les effectifs sont des ordres de grandeur.