Où il frappe
509 événements violents attribués par l'UCDP entre le 1 juin 2020 et le 27 septembre 2026. Le curseur rejoue les années, le panneau classe les régions et les pays où le groupe frappe le plus.
Correspondance UCDP et sources
Acteurs UCDP (programme de données sur les conflits d'Uppsala) « Viv Ansanm » (coalition depuis 2024) et gangs membres : G9, G-Pep, 400 Mawozo, Gran Grif, Grand Ravine, 5 Segond et Kraze Baryè. Identifiants d'acteurs : G9 (7793) ; Grand Ravine (7849) ; Gran Grif (7863) ; 400 Mawozo (7889) ; G-Pep (8104) ; Kraze Baryè (8417) ; 5 Segond, Taliban (8746) ; Gran Grif, Kokorat sans ras (8878) ; Viv Ansanm (9067).
Données : UCDP Georeferenced Event Dataset (Sundberg & Melander 2013 ; Davies et al.), Uppsala University, CC BY 4.0. Traitement GeoMedjay (correspondance des groupes, agrégations, traductions).
Chaque point est un événement violent enregistré par le programme de données sur les conflits d'Uppsala (au moins un mort, d'après la presse et les rapports). Ce n'est pas une carte des zones contrôlées : un groupe peut tenir un territoire calme et frapper loin de ses bases. Seuls les événements localisés à 25 km près ou au district sont dessinés en points ; les autres comptent dans les classements par région et par pays.
Données jusqu'au 30 septembre 2026 : version définitive 26.1 jusqu'au 31 décembre 2025, puis événements « candidats » mensuels, provisoires et susceptibles d'être révisés. Morts : estimation centrale d'UCDP, avec fourchette basse et haute.
Ses adversaires (UCDP, depuis 2016)
Les forces qu'il a combattues, de la plus fréquente à la moins fréquente : armées d'État et autres groupes armés, à partir de 5 affrontements recensés. Les violences contre les civils n'entrent pas dans cette liste.
- 1. Forces de l'État (Haïti)
- 2. G-Pep
Source : UCDP Georeferenced Event Dataset (Uppsala University), CC BY 4.0. Alliés non affichés : aucune source ouverte à jour.
Le dossier
Origines
Les gangs haïtiens prospèrent sur l’effondrement de l’État, après l’assassinat du président Jovenel Moïse en juillet 2021. Beaucoup ont longtemps servi de bras armés à des responsables politiques et à des élites économiques. La coalition Viv Ansanm (« Vivre ensemble »), qui réunit en 2023-2024 les deux grands blocs du G9 de Jimmy « Barbecue » Chérizier et du G-Pèp, lance en février 2024 une offensive qui provoque la démission du Premier ministre Ariel Henry.
Moyens
Des milliers d’hommes armés, dont beaucoup de mineurs (selon l’UNICEF (Fonds des Nations unies pour l'enfance), entre 30 et 50 % des membres). Armes et munitions largement introduites clandestinement depuis les États-Unis, via la Floride, malgré un embargo de l’ONU (Organisation des Nations unies).
Financement
Enlèvements contre rançon, extorsion aux barrages, racket des commerçants et des transporteurs, contrôle de routes, de ports et de quartiers commerçants, trafic d’armes et de drogue. L’ONU a documenté des blocages du terminal pétrolier de Varreux (2022).
Organisation
Une coalition de chefs de gangs, aux alliances mouvantes, avec des figures connues comme Chérizier (sous sanctions de l’ONU depuis 2022) et Johnson « Izo » André. Certains tentent d’obtenir un statut politique ; d’autres groupes, comme Gran Grif dans l’Artibonite, opèrent séparément.
Territoire et tendance
Les gangs contrôlent entre 80 et 90 % de Port-au-Prince selon l’ONU et les autorités, et étendent leur emprise à l’Artibonite et au Centre. Tendance à l’expansion depuis 2021 : plus de 5 000 morts en 2024 selon l’ONU, et plus d’un million de déplacés au dernier décompte.
Faits récents
Les États-Unis ont désigné Viv Ansanm et Gran Grif organisations terroristes étrangères en mai 2025. L’ONU a autorisé en octobre 2025 une force de répression des gangs, appelée à remplacer la mission kényane.
Rédaction GeoMedjay du 20 octobre 2026, en cours de relecture. Les effectifs sont des ordres de grandeur.