Où il frappe
10 événements violents attribués par l'UCDP entre le 9 avril 2016 et le 4 septembre 2023. Le curseur rejoue les années, le panneau classe les régions et les pays où le groupe frappe le plus.
Correspondance UCDP et sources
Acteur UCDP (programme de données sur les conflits d'Uppsala) « Sendero Luminoso ». Identifiants d'acteurs : Sendero Luminoso (750).
Données : UCDP Georeferenced Event Dataset (Sundberg & Melander 2013 ; Davies et al.), Uppsala University, CC BY 4.0. Traitement GeoMedjay (correspondance des groupes, agrégations, traductions).
Chaque point est un événement violent enregistré par le programme de données sur les conflits d'Uppsala (au moins un mort, d'après la presse et les rapports). Ce n'est pas une carte des zones contrôlées : un groupe peut tenir un territoire calme et frapper loin de ses bases. Seuls les événements localisés à 25 km près ou au district sont dessinés en points ; les autres comptent dans les classements par région et par pays.
Données jusqu'au 30 septembre 2026 : version définitive 26.1 jusqu'au 31 décembre 2025, puis événements « candidats » mensuels, provisoires et susceptibles d'être révisés. Morts : estimation centrale d'UCDP, avec fourchette basse et haute.
Ses adversaires (UCDP, depuis 2016)
Les forces qu'il a combattues, de la plus fréquente à la moins fréquente : armées d'État et autres groupes armés, à partir de 5 affrontements recensés. Les violences contre les civils n'entrent pas dans cette liste.
- 1. Forces de l'État (Pérou)
Source : UCDP Georeferenced Event Dataset (Uppsala University), CC BY 4.0. Alliés non affichés : aucune source ouverte à jour.
Le dossier
Origines
Le Sentier lumineux est fondé dans les années 1970 à l’université d’Ayacucho par Abimael Guzmán, avant de lancer la lutte armée maoïste en 1980. Le conflit a fait environ 69 000 morts selon la Commission de la vérité du Pérou, la plupart paysans andins. Guzmán est capturé en 1992, puis meurt en prison en 2021. Une fraction a survécu dans la jungle des vallées de l’Apurímac, de l’Ene et du Mantaro (VRAEM).
Moyens
Quelques dizaines à quelques centaines de combattants et de soutiens au plus, selon les estimations ouvertes. Fusils, embuscades et petits groupes armés : très loin de la force des années 1980.
Financement
Le groupe survit en protégeant la production de coca et le transport de pâte de cocaïne, en prélevant des taxes sur les trafiquants et sur les paysans, ainsi qu’en rançonnant. Il a abandonné pour l’essentiel l’idéologie politique d’autrefois au profit de cette activité.
Organisation
Petits groupes armés autour de la famille Quispe Palomino, qui rejette la direction historique des cadres emprisonnés. Il s’appuie sur des communautés isolées de la jungle, avec peu de présence de l’État, et se présente parfois comme force de protection des producteurs de coca.
Territoire et tendance
Il est cantonné à une zone de jungle du centre-sud du Pérou, le VRAEM, qui reste la principale région de production de coca du pays. Tendance au recul depuis les années 2000, mais sans disparition : l’armée n’a pas réussi à l’éliminer, et la région demeure très pauvre.
Faits récents
Des embuscades contre des patrouilles militaires et policières y sont rapportées de façon régulière. En 2021, le massacre de seize civils à San Miguel del Ene a été attribué à ce groupe par les autorités, ce que certains acteurs locaux contestent. Il est classé terroriste par le Pérou, les États-Unis et l’Union européenne.
Rédaction GeoMedjay du 20 octobre 2026, en cours de relecture. Les effectifs sont des ordres de grandeur.