
Parti populaire
Partido Popular · PP
En bref
Le Parti populaire (PP) est le grand parti de la droite espagnole, refondé en 1989. Il a gouverné de 1996 à 2004 et de 2011 à 2018. Arrivé premier en 2023 sans réussir à former un gouvernement, il est en tête des sondages privés pour les élections du 29 novembre 2026. Il dirige notamment Madrid, l’Andalousie, l’Aragon, l’Estrémadure et la Castille-et-León, souvent avec l’appui de Vox.
Site officiel : pp.es
Où il se situe
Placement indicatif sur 10 d'après la classification « droite » (Wikidata : Parti populaire (alignement politique : droite)). Lecture GeoMedjay, pas une mesure.
- Libéral-conservatisme
- Démocratie chrétienne
- Libéralisme économique
- Pro-européen
Qui le dirige
Alberto Núñez FeijóoPrésident du parti et tête de listePhoto : European People's Party · CC BY 2.0
Isabel Díaz AyusoPrésidente de la Communauté de MadridPhoto : PP Comunidad de Madrid · CC BY 2.0- Juanma MorenoPrésident de l’Andalousie
Xavier García AlbiolChargé de la loi contre les squats au CongrèsPhoto : Cristina Cifuentes · CC BY 2.0
Son poids au parlement : Congrès des députés
Les partis en détail
- gauche, écologisteSumar (dont Podemos en 2023) fiche →31 sièges · 8,9 %
Figure(s) : Yolanda Díaz
Au pouvoir : Partenaire du PSOE au gouvernement depuis 2023. Podemos a quitté son groupe parlementaire depuis.
- nationaliste galicien, gaucheBNG fiche →1 sièges · 0,3 %
Figure(s) : Ana Pontón
Au pouvoir : Soutient le PSOE sans entrer au gouvernement.
- indépendantiste basque, gaucheEH Bildu fiche →6 sièges · 1,7 %
Figure(s) : Arnaldo Otegi
Au pouvoir : Soutient le PSOE sans entrer au gouvernement.
- indépendantiste catalan, gaucheGauche républicaine de Catalogne (ERC) fiche →7 sièges · 2 %
Figure(s) : Oriol Junqueras
Au pouvoir : Soutient le PSOE depuis 2023 en échange de concessions pour la Catalogne.
- social-démocrateParti socialiste (PSOE) fiche →121 sièges · 34,6 %
Figure(s) : Pedro Sánchez
Au pouvoir : Au pouvoir depuis 2018 avec Pedro Sánchez. Il avait déjà gouverné de 1982 à 1996 et de 2004 à 2011.
- nationaliste basque, démocrate-chrétienParti nationaliste basque (PNV) fiche →5 sièges · 1,4 %
Figure(s) : Aitor Esteban
Au pouvoir : Arbitre régulier des votes au Congrès, tantôt avec le PSOE, tantôt avec la droite.
- indépendantiste catalan, centre droitJunts per Catalunya fiche →7 sièges · 2 %
Figure(s) : Míriam Nogueras
Au pouvoir : A permis l’investiture de Sánchez en 2023, puis a rompu avec lui. Ses voix ont fait tomber les décrets logement en octobre 2026.
- Coalition canarienne et UPN (Navarre)Autres2 sièges · 0,6 %
Au pouvoir : Petits partis régionaux, parfois décisifs pour une majorité.
- centre droit, conservateurParti populaire (PP) fiche →137 sièges · 39,1 %
Figure(s) : Alberto Núñez Feijóo
Au pouvoir : Premier parti en 2023, mais n’a pas réussi à former un gouvernement. Il a gouverné de 1996 à 2004 et de 2011 à 2018.
- nationaliste, extrême droiteVox fiche →33 sièges · 9,4 %
Figure(s) : Santiago Abascal
Au pouvoir : Jamais au gouvernement national. Il a gouverné des régions avec le PP entre 2022 et 2024.
Résultats électoraux
Congrès des députés
Sources : Wikipédia : élections générales espagnoles de 2008 (résultats au Congrès) · Wikipédia : élections générales espagnoles de 2011 (résultats au Congrès) · Wikipédia : élections générales espagnoles de 2015 (résultats au Congrès) · Wikipédia : élections générales espagnoles de 2016 (résultats au Congrès) · Wikipédia : élections générales espagnoles de 2023 (résultats au Congrès)
Congrès des députés (avril)
Sources : Wikipédia : élections générales espagnoles d'avril 2019 (résultats au Congrès)
Congrès des députés (novembre)
Sources : Wikipédia : élections générales espagnoles de novembre 2019 (résultats au Congrès)
Alliances et coalitions
Dans l’opposition au niveau national. Selon Euronews, le PP gouverne avec Vox en Andalousie, en Castille-et-León, en Aragon et en Estrémadure. Pour le 29 novembre, il s’allie à l’UPN (Navarre) et au Forum des Asturies. Vox pose trois conditions pour gouverner avec lui : « priorité nationale », dérégulation et « remigration ».
Sources : Euronews : les conditions de Vox pour gouverner avec le PP, remigration, dérégulation et priorité nationale (5 octobre 2026) · Wikipédia : élections générales espagnoles de 2026 (têtes de liste et contexte)
Ce qu'il défend
- Social
Il veut porter la construction à 250 000 logements par an, libérer du terrain public et accélérer les permis de construire. Il promet des avantages fiscaux pour aider les jeunes à acheter.
- Sécurité
Il veut une loi contre les squats, confiée au député Xavier García Albiol, pour expulser plus vite les occupants illégaux.
- Immigration
Il veut renforcer les frontières européennes, envoyer plus de policiers à Ceuta et Melilla et durcir la loi sur les étrangers. Il veut une relation avec le Maroc fondée sur « le bon voisinage et la fermeté ».
Sources : Moncloa.com : Feijóo réclame une large majorité en Catalogne et confie à Albiol la loi anti-squat (19 octobre 2026) · Demócrata : le logement et l'immigration, les deux tranchées de la course vers le 29N (octobre 2026)
- Institutions
Il s’est opposé à la loi d’amnistie : le PP a déposé le recours que le Tribunal constitutionnel a rejeté en juin 2025.
Pourquoi il monte ou il baisse
En octobre 2026, les sondages privés le placent en tête, entre 28,5 et 34 %, proche de ses 33 % de 2023. Le CIS lui donne 22,2 %. Aux régionales, il reste premier partout mais perd des sièges en Aragon et en Andalousie, où il perd sa majorité absolue (53 sièges sur 109) et doit compter sur Vox.
Sources : Wikipédia : sondages pour les élections générales espagnoles de 2026 (CIS, 40dB, GAD3, Sigma Dos, IMOP, SocioMétrica…, septembre et octobre 2026) · Wikipédia : élections régionales aragonaises du 8 février 2026 · Wikipédia : élections régionales andalouses du 17 mai 2026 · Wikipédia : élections régionales de Castille-et-León du 15 mars 2026