
Gauche républicaine de Catalogne
Esquerra Republicana de Catalunya · ERC
En bref
La Gauche républicaine de Catalogne (ERC) est un parti indépendantiste de gauche fondé en 1931. Il a organisé avec les autres indépendantistes le référendum de 2017, jugé illégal ; son chef Oriol Junqueras a été condamné à 13 ans de prison en 2019, puis gracié en 2021. Depuis 2023, il soutient Pedro Sánchez en échange de l’amnistie et d’un financement propre pour la Catalogne. Gabriel Rufián est sa tête de liste le 29 novembre.
Site officiel : esquerra.cat
Où il se situe
Placement indicatif sur 10 d'après la classification « centre gauche » (Wikidata : ERC (alignement politique : centre gauche)). Lecture GeoMedjay, pas une mesure.
- Indépendantisme catalan
- Social-démocratie
- Républicanisme
- Pro-européen
Qui le dirige
Son poids au parlement : Congrès des députés
Les partis en détail
- gauche, écologisteSumar (dont Podemos en 2023) fiche →31 sièges · 8,9 %
Figure(s) : Yolanda Díaz
Au pouvoir : Partenaire du PSOE au gouvernement depuis 2023. Podemos a quitté son groupe parlementaire depuis.
- nationaliste galicien, gaucheBNG fiche →1 sièges · 0,3 %
Figure(s) : Ana Pontón
Au pouvoir : Soutient le PSOE sans entrer au gouvernement.
- indépendantiste basque, gaucheEH Bildu fiche →6 sièges · 1,7 %
Figure(s) : Arnaldo Otegi
Au pouvoir : Soutient le PSOE sans entrer au gouvernement.
- indépendantiste catalan, gaucheGauche républicaine de Catalogne (ERC) fiche →7 sièges · 2 %
Figure(s) : Oriol Junqueras
Au pouvoir : Soutient le PSOE depuis 2023 en échange de concessions pour la Catalogne.
- social-démocrateParti socialiste (PSOE) fiche →121 sièges · 34,6 %
Figure(s) : Pedro Sánchez
Au pouvoir : Au pouvoir depuis 2018 avec Pedro Sánchez. Il avait déjà gouverné de 1982 à 1996 et de 2004 à 2011.
- nationaliste basque, démocrate-chrétienParti nationaliste basque (PNV) fiche →5 sièges · 1,4 %
Figure(s) : Aitor Esteban
Au pouvoir : Arbitre régulier des votes au Congrès, tantôt avec le PSOE, tantôt avec la droite.
- indépendantiste catalan, centre droitJunts per Catalunya fiche →7 sièges · 2 %
Figure(s) : Míriam Nogueras
Au pouvoir : A permis l’investiture de Sánchez en 2023, puis a rompu avec lui. Ses voix ont fait tomber les décrets logement en octobre 2026.
- Coalition canarienne et UPN (Navarre)Autres2 sièges · 0,6 %
Au pouvoir : Petits partis régionaux, parfois décisifs pour une majorité.
- centre droit, conservateurParti populaire (PP) fiche →137 sièges · 39,1 %
Figure(s) : Alberto Núñez Feijóo
Au pouvoir : Premier parti en 2023, mais n’a pas réussi à former un gouvernement. Il a gouverné de 1996 à 2004 et de 2011 à 2018.
- nationaliste, extrême droiteVox fiche →33 sièges · 9,4 %
Figure(s) : Santiago Abascal
Au pouvoir : Jamais au gouvernement national. Il a gouverné des régions avec le PP entre 2022 et 2024.
Résultats électoraux
Congrès des députés
Sources : Wikipédia : élections générales espagnoles de 2008 (résultats au Congrès) · Wikipédia : élections générales espagnoles de 2011 (résultats au Congrès) · Wikipédia : élections générales espagnoles de 2015 (résultats au Congrès) · Wikipédia : élections générales espagnoles de 2016 (résultats au Congrès) · Wikipédia : élections générales espagnoles de 2023 (résultats au Congrès)
Congrès des députés (avril)
Sources : Wikipédia : élections générales espagnoles d'avril 2019 (résultats au Congrès)
Congrès des députés (novembre)
Sources : Wikipédia : élections générales espagnoles de novembre 2019 (résultats au Congrès)
Alliances et coalitions
ERC a signé le 2 novembre 2023 un accord d’investiture avec le PSOE, qui prévoyait l’amnistie. En Catalogne, il a permis l’élection du socialiste Salvador Illa en août 2024. Pour le 29 novembre 2026, il accueille des membres de Podemos sur ses listes et fait liste commune avec EH Bildu au Sénat.
Sources : Wikipédia : loi d'amnistie espagnole de 2024 (accords PSOE-ERC et PSOE-Junts, vote, Tribunal constitutionnel) · Wikipédia : élections régionales catalanes du 12 mai 2024 · Diari de Tarragona / EFE : Irene Montero assure que Podemos n'intégrera pas Frente Amplio (13 octobre 2026) · Wikipédia : élections générales espagnoles de 2026 (têtes de liste et contexte)
Ce qu'il défend
- Institutions
Il défend l’indépendance de la Catalogne. Il a obtenu l’amnistie, que le Tribunal suprême a appliquée à Oriol Junqueras le 20 octobre 2026.
Sources : Wikipédia : loi d'amnistie espagnole de 2024 (accords PSOE-ERC et PSOE-Junts, vote, Tribunal constitutionnel) · Onda Vasca : le Tribunal suprême applique l'amnistie à Junqueras, Bassa, Turull et Romeva (20 octobre 2026)
- Économie
Il veut que la Catalogne collecte et gère tout l’impôt sur le revenu, puis tous les impôts. C’est le « financement singulier » prévu par l’accord d’investiture de Salvador Illa, et sa principale demande pour voter le budget catalan en 2026.
Sources : Onda Vasca : ERC demandera au Congrès que la Catalogne gère l'impôt sur le revenu, puis tous les impôts (juillet 2025) · Orain : le gouvernement et la Generalitat abordent le financement singulier (14 juillet 2025) · Última Hora : Moret (PSC) affirme que le gouvernement a « tout dit » sur l'impôt sur le revenu en commission bilatérale (9 mars 2026)
- Social
Il a négocié avec EH Bildu la loi sur le logement de 2023, qui permet de plafonner les loyers dans les zones tendues.
Sources : Onda Vasca : Sánchez pacte la loi sur le logement avec EH Bildu et ERC (14 avril 2023)
Qui vote pour lui
Son vote se concentre en Catalogne. Aux régionales catalanes de mai 2024, il a obtenu 13,7 % et 20 sièges, derrière les socialistes et Junts.
Sources : Wikipédia : élections régionales catalanes du 12 mai 2024
Pourquoi il monte ou il baisse
ERC est donné autour de 2 à 2,6 % au niveau national en octobre 2026, proche de ses 1,9 % de 2023. Il avait reculé fortement aux régionales catalanes de 2024.
Sources : Wikipédia : sondages pour les élections générales espagnoles de 2026 (CIS, 40dB, GAD3, Sigma Dos, IMOP, SocioMétrica…, septembre et octobre 2026) · Wikipédia : élections régionales catalanes du 12 mai 2024