Comment le pouvoir fonctionne
Sur le papier, le Yémen est une république avec un Parlement, mais il n’y a plus d’État unique depuis 2014-2015. Le Nord, dont Sanaa, est tenu par les Houthis (Ansar Allah, mouvement armé zaydite proche de l’Iran), qui gouvernent par leur propre conseil politique et leurs chefs militaires. Le reste du pays relève d’un Conseil présidentiel de direction (CPD), créé en 2022 sous patronage saoudien et reconnu par l’ONU (Organisation des Nations unies) : ses membres ont chacun leurs milices, et c’est Riyad qui paie, arbitre et protège le gouvernement.
En ce moment
Depuis janvier 2026, le camp anti-houthi s’est resserré autour de l’Arabie saoudite : le CPD a repris le Hadramaout aux séparatistes du Sud (Conseil de transition du Sud, soutenu par les Émirats), a exclu leur chef Aïdarous al-Zoubaïdi et nommé Chaya al-Zindani Premier ministre ; la dissolution du Conseil annoncée le 9 janvier est contestée par ses cadres à l’étranger. Rachad al-Alimi a lancé le 4 octobre une contre-offensive, mais les Houthis ont pris Mokha et une grande partie de la côte de la mer Rouge en septembre, frappé des villes saoudiennes et visé le palais d’Aden à la mi-octobre, selon la presse. Aucun scrutin n’a eu lieu depuis des années et aucune négociation d’ensemble n’est en cours.
Au pouvoirConseil présidentiel de direction (Rachad al-Alimi), soutenu par l’Arabie saoudite · Coalition anti-houthie, hétéroclite
Face à luiLes Houthis (Ansar Allah), qui contrôlent Sanaa et le Nord, sont le principal adversaire armé du gouvernement reconnu ; les séparatistes du Sud, affaiblis depuis janvier 2026, restent une force de contestation à Aden.
Ce qu'en pense la population
Le Yémen est divisé entre le nord tenu par les Houthis, un gouvernement reconnu internationalement et des forces sudistes, ce qui rend toute mesure de l’opinion pratiquement impossible. Les civils vivent une crise humanitaire grave, avec salaires impayés, effondrement de la monnaie et insécurité alimentaire. Dans le nord, la mobilisation autour des Houthis est réelle mais s’accompagne d’une forte répression des voix dissidentes ; dans le sud, une partie de la population défend l’autonomie ou la sécession. L’aspiration dominante est la fin de la guerre et le retour de services de base.
Lecture GeoMedjay à partir de signaux publics (participation, mobilisations, baromètres régionaux), en cours de relecture. Pas de sondage maison.
Vérifié le 20 octobre 2026 · texte en cours de relecture.