Qui a des intérêts dans le pays
- Il multiplie les pressions : manœuvres de grande ampleur (« Strait Thunder » en avril 2025, « Justice Mission 2025 » fin décembre 2025, après l’annonce par Washington d’un paquet d’armes d’environ 11 milliards de dollars), incursions quotidiennes d’avions et de navires, garde-côtes autour de Kinmen, cyberattaques, désinformation, et un travail d’influence auprès du Kuomintang.
- Les États-Unis n’ont plus de relations officielles depuis 1979, mais le Taiwan Relations Act les engage à fournir des armes de défense et ils maintiennent une « ambiguïté stratégique » sur une éventuelle intervention ; Trump semble vouloir ménager Xi, et selon la presse un nouveau paquet d’armes restait en attente de sa signature.
- Le Parlement, dominé par l’opposition, a réduit un budget spécial de défense proposé à plus de 1 200 milliards de dollars taïwanais à environ 780 milliards, privilégiant les achats d’armes américaines au détriment des programmes locaux.
- Semi-conducteursÉtats-Unis, Europe, Japon et Chine en dépendent.
- Pékin considère Taïwan comme une province à réunifier, par la force si nécessaire.
- Le Japon, dont les îles les plus occidentales sont proches de Taïwan, s’inquiète pour sa propre sécurité ; ses propos de novembre 2025 ont déclenché une crise avec Pékin.
- Moins de quinze États reconnaissent encore Taipei sur le plan diplomatique, et la Chine bloque sa présence dans les organisations internationales en invoquant la résolution 2758 de l’ONU (Organisation des Nations unies) de 1971.
- Semi-conducteursÉtats-Unis, Europe, Japon et Chine en dépendent.
- Le Japon, dont les îles les plus occidentales sont proches de Taïwan, s’inquiète pour sa propre sécurité ; ses propos de novembre 2025 ont déclenché une crise avec Pékin.
- Semi-conducteursÉtats-Unis, Europe, Japon et Chine en dépendent.
- Semi-conducteursC’est l’argument du « bouclier de silicium » : une crise dans le détroit paralyserait l’économie mondiale, ce qui pousse aussi les États-Unis et le Japon à implanter des usines TSMC chez eux, mais fait craindre à Taipei que Washington ne finisse par juger l’île moins indispensable.
- Détroit de Taïwan et câbles sous-marinsChine, Japon, Corée du Sud et États-Unis y dépendent du libre passage ; Pékin y organise des manœuvres qui simulent un blocus.
- Énergie importéeQatar, Australie, États-Unis et pays du Golfe fournissent le gaz et le charbon par voie maritime.
- Énergie importéeQatar, Australie, États-Unis et pays du Golfe fournissent le gaz et le charbon par voie maritime.
- Détroit de Taïwan et câbles sous-marinsChine, Japon, Corée du Sud et États-Unis y dépendent du libre passage ; Pékin y organise des manœuvres qui simulent un blocus.
Analyse GeoMedjay, en cours de relecture. Les cartes regroupent chaque acteur cité dans l'analyse.
Les intérêts de Taïwan à l'étranger
- Les héritages du « siècle d’humiliation » (guerres de l’opium, traités inégaux) et des frontières tracées par les empires nourrissent des litiges actifs : la ligne McMahon de 1914, que Pékin rejette, fait de l’Arunachal Pradesh indien un « Tibet du Sud » revendiqué (choc de Galwan en 2020, désengagement en 2024) ; le Japon est en conflit ouvert depuis novembre 2025 après les propos de la Première ministre Takaichi sur Taïwan ; la mer de Chine méridionale oppose Pékin à ses voisins.
- Taïwan, le Tibet, le Xinjiang et Hong Kong sont les dossiers où Pékin traite toute critique étrangère comme une ingérence dans ses affaires intérieures.
- Terres raresVis-à-vis du Japon, Pékin a interdit en janvier 2026 les exportations à usage militaire de ces métaux, en représailles aux propos de Tokyo sur Taïwan.
- Depuis les propos de Takaichi, en novembre 2025, selon lesquels une attaque chinoise contre Taïwan pourrait menacer la survie du Japon, Pékin a déconseillé les voyages au Japon, suspendu les produits de la mer et restreint les terres rares, tandis que Trump aurait demandé à Tokyo de ne pas envenimer le conflit.
- L’héritage de l’empire japonais (Taïwan en 1895, Corée en 1910, Mandchourie) pèse encore : mémoire de la guerre, visites au sanctuaire Yasukuni, travail forcé, « femmes de réconfort », et litiges territoriaux avec la Corée du Sud, la Russie (qui occupe les Kouriles du Sud depuis 1945, sans traité de paix) et la Chine (Senkaku).
- Matériaux et équipements de haute technologieTaïwan, la Corée du Sud, les États-Unis et la Chine en dépendent.
- Il reste l’un des derniers alliés diplomatiques de Taïwan en Amérique du Sud, ce qui lui vaut la pression de la Chine mais aussi le soutien de Taipei.
- Côté Taïwan, la pression de Pékin s’est accentuée : des parlementaires et journalistes paraguayens ont été invités en Chine, et Peña est allé à Taipei en mai 2026, ce que Pékin a condamné en demandant à Asunción de rompre.
- Soja et viande bovineLe Brésil et l’Argentine sont les voies d’exportation ; le pays est l’un des rares qui reconnaissent encore Taïwan, ce qui limite ses ventes à la Chine.
- Le pays a rompu avec Taïwan pour se tourner vers la Chine en 2023, mais le balancier repart : à la présidentielle du 30 novembre 2025, Nasry Asfura (Parti national) l’a emporté de justesse (40,3 % contre 39,5 % pour le libéral Nasralla) au terme d’un décompte chaotique que le camp de la présidente sortante, Xiomara Castro, a dénoncé comme un « coup électoral ».
- Asfura a gelé une vingtaine d’accords signés avec la Chine et étudie un retour vers Taïwan, que Taipei réclame, sans l’avoir décidé à ce jour selon la presse de juin 2026.
- Machines à puces (ASML) et NexperiaLes États-Unis, la Chine et Taïwan (client TSMC) se disputent ce savoir-faire ; La Haye a suspendu en novembre 2025 son ordre sur Nexperia, mais la justice néerlandaise maintient un administrateur indépendant, et Wingtech a réclamé 8 milliards de yuans devant un tribunal chinois qui a gelé des actifs de Nexperia en 2026, selon la presse.
- La Chine, avec qui le Burkina a établi des relations en 2018 en rompant avec Taïwan, investit dans les infrastructures, et l’Iran a cherché à nouer des liens.
- Taïwan y a aussi un bureau de représentation, ce qui irrite Pékin.
- Il est le seul pays africain, et l’un des rares au monde, à reconnaître Taïwan et non la Chine populaire, ce qui lui vaut une aide taïwanaise.
- Électronique et industrie d’exportationLa Corée du Sud, le Japon, Taïwan et les États-Unis y investissent ; la Chine fournit beaucoup de composants, ce qui expose le pays aux accusations américaines de transbordement de produits chinois.
- Puces électroniques et intelligence artificielleLa Chine, Taïwan (qui fabrique l’essentiel des puces de pointe) et les Émirats ou l’Arabie saoudite, qui investissent dans des centres de calcul, dépendent des autorisations américaines.
- Le Guatemala fait partie des quelques pays qui reconnaissent Taïwan, ce qui lui vaut l’attention de Pékin.
- La Chine s’est rapprochée depuis que le pays a rompu avec Taïwan en 2018, en finançant des infrastructures comme la bibliothèque nationale.
Déduit des fiches des autres pays (où Taïwan est cité comme acteur) et de la base des ports stratégiques. Analyse GeoMedjay, en cours de relecture.
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Sources : OFAC (Trésor des États-Unis), UK Sanctions List (OGL v3.0), liste consolidée des sanctions financières de l'Union européenne (Commission européenne). Information indicative : ne remplace pas une vérification de conformité. Contains public sector information licensed under the Open Government Licence v3.0. Union européenne : « Consolidated list of persons, groups and entities subject to EU financial sanctions », Commission européenne (DG FISMA), data.europa.eu, fichier CSV 1.1. © Union européenne. Réutilisation autorisée moyennant mention de la source (European Commission reuse notice, décision 2011/833/UE). Données retraitées par GeoMedjay ; la Commission n'est pas responsable de cette réutilisation.
Décrets et actes présidentiels (28 au total)
Actes présidentiels américains qui mentionnent « Taiwan », du plus récent au plus ancien.
Source : Federal Register (Office of the Federal Register, NARA / GPO), via federalregister.gov. Édition non officielle ; texte faisant foi sur govinfo.gov.