Hezbollahmilicedepuis 1982
Il contrôlait de fait le Sud-Liban, la banlieue sud de Beyrouth et la Bekaa, et avait renforcé son poids en intervenant en Syrie aux côtés de Bachar al-Assad à partir de 2012. Après la guerre ouverte avec Israël de l’automne 2024 et le cessez-le-feu du 27 novembre 2024, il est nettement affaibli, avec la perte de ses chefs, d’une partie de son arsenal et de la route syrienne après la chute d’Assad. L’État libanais s’est engagé en 2025 à un plan de monopole des armes, dont l’application reste débattue.
Derniers faits : Au dernier décompte, Israël continue de frapper régulièrement des cibles au Liban malgré le cessez-le-feu, et la question de son désarmement divise la scène politique libanaise. Le Hezbollah est classé organisation terroriste par les États-Unis, l’Union européenne (pour sa branche militaire, depuis 2013) et plusieurs États arabes ; il rejette cette qualification.
Fiche complète : origines, financement, organisation →Daech (État islamique) en Irak et en Syriedjihadistedepuis 2006
À l’été 2014, Daech tenait environ un tiers de l’Irak et une grande partie de l’est de la Syrie, avec des millions d’habitants. Il perd Mossoul en 2017, Raqqa la même année, puis son dernier réduit à Baghouz en mars 2019, face à une coalition internationale, à l’armée irakienne et aux Forces démocratiques syriennes. Il survit depuis en cellules, notamment dans le désert syrien et les zones montagneuses d’Irak, et reste actif par intermittence.
Derniers faits : Au dernier décompte, il mène des attaques de faible ampleur, principalement dans la Badia syrienne, et profite de l’instabilité de la Syrie post-Assad. Le sort des milliers de combattants et de familles détenus dans des prisons et des camps du nord-est syrien est une question ouverte. Il est classé organisation terroriste par l’ONU (Organisation des Nations unies), l’Union européenne et les États-Unis.
Fiche complète : origines, financement, organisation →Hayat Tahrir al-Cham (HTC)rebelledepuis 2012
Une offensive éclair lancée fin novembre 2024 renverse Bachar al-Assad le 8 décembre 2024. Ahmed al-Charaa est proclamé président de transition en janvier 2025 et reçu à la Maison-Blanche en novembre 2025 ; les États-Unis ont retiré le groupe de leur liste terroriste en juillet 2025 et l’ONU (Organisation des Nations unies) a levé ses sanctions sur lui. Des anciens cadres dirigent désormais l’État.
Derniers faits : Plusieurs questions se posent : les massacres de civils alaouites sur la côte en mars 2025 et les violences contre les Druzes à Soueïda en juillet 2025, la protection des minorités, l’intégration des combattants étrangers et des Kurdes, et la nature inclusive du nouveau pouvoir. Le groupe, ancien proche d’Al-Qaïda, reste une référence débattue ; ses partisans soulignent son pragmatisme, ses critiques redoutent un pouvoir peu partagé.
Fiche complète : origines, financement, organisation →PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan)séparatistedepuis 1978
Le conflit a fait, selon les estimations, plus de 40 000 morts depuis 1984, surtout dans le sud-est de la Turquie. L’armée turque mène depuis des années des opérations aériennes et terrestres dans le nord de l’Irak. En 2025, la tendance est à un net recul : appel d’Öcalan en février, dissolution annoncée en mai, puis dépôt symbolique d’armes en juillet.
Derniers faits : Le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) a annoncé sa dissolution et la fin de la lutte armée le 12 mai 2025, puis un retrait de ses combattants de Turquie à l’automne 2025 ; un cadre légal et politique est en discussion à Ankara. Au dernier décompte, le processus reste fragile et sa mise en œuvre complète (désarmement vérifié, statut des cadres, droits des Kurdes) est incertaine. Il est classé terroriste par la Turquie, l’Union européenne et les États-Unis.
Fiche complète : origines, financement, organisation →Forces démocratiques syriennes (FDS) et YPGrebelledepuis 2012
Elles ont vaincu Daech à Raqqa en 2017 et à Baghouz en 2019, et tenaient jusqu’à un quart environ du territoire syrien, avec la majorité des champs pétroliers. Un accord avec Damas du 10 mars 2025 prévoyait leur intégration à l’État syrien. Début 2026, des affrontements avec les forces gouvernementales ont conduit à un recul sur les zones arabes de l’est ; les modalités d’intégration sont à vérifier et évoluent encore.
Derniers faits : Au dernier décompte, l’intégration militaire et administrative est en cours, avec des négociations sur le statut des institutions kurdes et des camps de prisonniers de Daech. La Turquie et Damas s’en tiennent à une ligne de fermeté sur l’autonomie, tandis que les Kurdes demandent des garanties constitutionnelles.
Fiche complète : origines, financement, organisation →Milices pro-iraniennes d’Irak (Kataëb Hezbollah et autres)milicedepuis 2003
Elles sont présentes dans de nombreuses régions d’Irak, notamment autour de Bagdad, de Diyala et de Ninive, ainsi que près de la frontière syrienne. Leur influence politique est restée forte depuis 2014 : statu quo, avec une pression américaine et irakienne pour les désarmer ou les placer sous contrôle de l’État.
Derniers faits : Après le 7 octobre 2023, certaines factions ont attaqué des bases américaines en Irak, en Syrie et en Jordanie, notamment l’attaque de janvier 2024 en Jordanie qui a tué trois soldats américains ; les États-Unis ont répliqué par des frappes. Kataëb Hezbollah est classé organisation terroriste par les États-Unis depuis 2009. Au dernier décompte, le gouvernement irakien affirme vouloir un monopole de l’État sur les armes.
Fiche complète : origines, financement, organisation →Rédaction GeoMedjay, en cours de relecture ; cartographie UCDP à venir.