Asie·Capitale Pyongyang·dictature communiste·120 540 km²·won nord-coréen·langue standard de la Corée du Nord, coréen·Passeport : 40 pays sans visa
La Corée du Nord est l'un des régimes les plus fermés et les plus autoritaires du monde, dirigé par la même famille depuis sa création. Elle a développé l'arme nucléaire et des missiles capables de viser loin, malgré les sanctions de l'ONU (Organisation des Nations unies). Le pays est pauvre et isolé, et son économie dépend largement de la Chine. Il s'est fortement rapproché de la Russie, à laquelle il a fourni des munitions et des soldats.
Budget, effort et effectifs : Banque mondiale (SIPRI, IISS), dernier millésime. Nucléaire : base défense GeoMedjay (FAS 2026), en cours de relecture. Le détail ↓
Ses liens, en toilePartenaires, rivaux et organisations autour du pays. Clique un nom : pourquoi, depuis quand, avec quelles sources.
Le lien, expliqué
Clique sur un pays ou une organisation de la toile : tu verras pourquoi Corée du Nord le compte comme partenaire ou comme rival, ce qui les rapproche ou les oppose, et les sources.
Partenaires · 2
Rivaux · 3
Organisations · 1
Fiche éditoriale GeoMedjay, en cours de relecture. Un fil relie le pays à chaque partenaire, rival ou organisation cité ; un clic explique le lien.
La Chine, qui a envoyé des « volontaires » combattre en 1950 et reste liée à Pyongyang par un traité de 1961, assure l’essentiel du commerce légal et reste son principal soutien, tout en redoutant un effondrement du régime à sa frontière.
Les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon appliquent des sanctions et une dissuasion militaire contre ses programmes nucléaire et balistique, mais l’efficacité des sanctions s’est érodée depuis que Moscou et Pékin n’y adhèrent plus.
Charbon et mineraisLa Chine a longtemps été le principal acheteur et représente encore l’essentiel du commerce déclaré de la Corée du Nord ; certains rapports évoquent aussi des ventes détournées, par mer, vers d’autres pays.
Pétrole et vivres importésLa Chine fournit l’essentiel du brut par un oléoduc et une grande part des vivres et des biens de consommation ; la Russie livre des produits pétroliers raffinés au-delà du plafond fixé par l’ONU (Organisation des Nations unies), selon des rapports internationaux.
La Russie s’est rapprochée de Pyongyang depuis 2022 : un traité de partenariat stratégique avec clause d’assistance mutuelle a été signé en juin 2024 et, selon Séoul et plusieurs États, des soldats et des munitions nord-coréens ont soutenu la guerre en Ukraine, ce que Pyongyang a ensuite reconnu.
Les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon appliquent des sanctions et une dissuasion militaire contre ses programmes nucléaire et balistique, mais l’efficacité des sanctions s’est érodée depuis que Moscou et Pékin n’y adhèrent plus.
Armes et munitions vendues à la RussieLa Russie paie en pétrole, en nourriture, en devises et, selon Séoul et Washington, en technologies militaires, ce qui affaiblit l’effet des sanctions.
Armes et munitions vendues à la RussieMoscou a bloqué en 2024 le groupe d’experts de l’ONU (Organisation des Nations unies) qui les surveillait ; onze États ont créé un autre dispositif de suivi.
L’héritage est celui d’une division imposée : la Corée, colonie japonaise de 1910 à 1945, est coupée en deux au 38ᵉ parallèle par les États-Unis et l’URSS (Union des républiques socialistes soviétiques), puis la guerre de 1950-1953 s’achève par un simple armistice, sans traité de paix.
Fort de ces appuis, Kim a rejeté toute dénucléarisation, a fait de la Corée du Sud un « État hostile » (doctrine des « deux États » inscrite au IXᵉ congrès du Parti, en février 2026) et n’ouvre la porte à Washington que si celui-ci accepte son statut nucléaire.
Les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon appliquent des sanctions et une dissuasion militaire contre ses programmes nucléaire et balistique, mais l’efficacité des sanctions s’est érodée depuis que Moscou et Pékin n’y adhèrent plus.
Armes et munitions vendues à la RussieLa Russie paie en pétrole, en nourriture, en devises et, selon Séoul et Washington, en technologies militaires, ce qui affaiblit l’effet des sanctions.
L’héritage est celui d’une division imposée : la Corée, colonie japonaise de 1910 à 1945, est coupée en deux au 38ᵉ parallèle par les États-Unis et l’URSS (Union des républiques socialistes soviétiques), puis la guerre de 1950-1953 s’achève par un simple armistice, sans traité de paix.
Les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon appliquent des sanctions et une dissuasion militaire contre ses programmes nucléaire et balistique, mais l’efficacité des sanctions s’est érodée depuis que Moscou et Pékin n’y adhèrent plus.
Cybercriminalité et vols de cryptomonnaiesLes États-Unis, la Corée du Sud et le Japon cherchent à contrer ces opérations ; des intermédiaires en Chine et en Asie du Sud-Est aident, selon eux, à blanchir les fonds.
Fort de ces appuis, Kim a rejeté toute dénucléarisation, a fait de la Corée du Sud un « État hostile » (doctrine des « deux États » inscrite au IXᵉ congrès du Parti, en février 2026) et n’ouvre la porte à Washington que si celui-ci accepte son statut nucléaire.
Les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon appliquent des sanctions et une dissuasion militaire contre ses programmes nucléaire et balistique, mais l’efficacité des sanctions s’est érodée depuis que Moscou et Pékin n’y adhèrent plus.
Cybercriminalité et vols de cryptomonnaiesLes États-Unis, la Corée du Sud et le Japon cherchent à contrer ces opérations ; des intermédiaires en Chine et en Asie du Sud-Est aident, selon eux, à blanchir les fonds.
La Russie s’est rapprochée de Pyongyang depuis 2022 : un traité de partenariat stratégique avec clause d’assistance mutuelle a été signé en juin 2024 et, selon Séoul et plusieurs États, des soldats et des munitions nord-coréens ont soutenu la guerre en Ukraine, ce que Pyongyang a ensuite reconnu.
Analyse GeoMedjay, en cours de relecture. Les cartes regroupent chaque acteur cité dans l'analyse.
La Corée du Nord, soutenue par la Chine et la Russie, est la principale menace : elle a inscrit en 2026 la doctrine des « deux États hostiles », que Lee, partisan du dialogue, n’a pas réussi à infléchir.
ArmementLa Pologne et les pays du Golfe sont ses grands clients ; la Corée refuse officiellement de livrer des armes létales directes à l’Ukraine, en partie pour ne pas pousser Moscou à aider davantage la Corée du Nord.
L’Inde et la Turquie achètent du brut et servent de relais face aux sanctions ; l’Iran (drones) et la Corée du Nord (obus, missiles, soldats envoyés dans la région de Koursk) sont devenus des fournisseurs militaires.
La Russie est la puissance dont l’ingérence est la plus lourde : annexion de la Crimée en 2014, soutien à des séparatistes du Donbass, puis invasion générale en 2022 ; la Corée du Nord et l’Iran l’aident avec des soldats, des obus et des drones.
La Russie est un partenaire de revers depuis 2022 (pétrole, gaz, soutien diplomatique) et la Corée du Nord un État tampon que Pékin soutient en redoutant son effondrement.
Déduit des fiches des autres pays (où Corée du Nord est cité comme acteur) et de la base des ports stratégiques. Analyse GeoMedjay, en cours de relecture.
Source : Federal Register (Office of the Federal Register, NARA / GPO), via federalregister.gov. Édition non officielle ; texte faisant foi sur govinfo.gov.
Armée et défense
Conflits et violences
Violence organisée meurtrière : conflits armés, affrontements entre groupes, massacres de civils. Année 2025 (dernière année complète), puis 2026 jusqu'à fin septembre (provisoire).
Aucun événement de violence organisée meurtrière n'a été recensé par UCDP pour Corée du Nord depuis 1989. Source : UCDP Georeferenced Event Dataset (GED) 26.1 et Candidate Events, Uppsala University, CC BY 4.0.
Effort militaire dans le temps
Cliquer sur une tuile pour l'historique complet
Dépenses militaires (% du PIB)—Pas de donnée publique
Budget militaire1,6 Md$2018 · depuis 2015historique ↗
Effectifs armés1,47 M2020 · depuis 1985historique ↗
Importations d'armes (indice SIPRI)1,0 M2010 · depuis 1960historique ↗
Exportations d'armes (indice SIPRI)44,0 M2025 · depuis 1974historique ↗
Classement mondial
Rang du pays parmi les pays documentés par la Banque mondiale (dernier millésime disponible)
Budget militairen° 73 / 160
1États-Unis954 Md$
2Chine336 Md$
3Russie190 Md$
4Allemagne114 Md$
5Inde92,1 Md$
6Royaume-Uni89,0 Md$
7Ukraine84,1 Md$
8Arabie saoudite83,2 Md$
9France68,0 Md$
10Japon62,2 Md$
11Israël48,3 Md$
12Italie48,1 Md$
13Corée du Sud47,8 Md$
14Pologne46,8 Md$
15Espagne40,2 Md$
73Corée du Nord1,6 Md$
Année 2025 (majorité des pays)
Effort de défense (% du PIB)
1Ukraine39,6 %
2Érythrée20,9 %
3Algérie8,8 %
4Israël7,8 %
5Russie7,5 %
6Birmanie6,6 %
7Qatar6,5 %
8Arabie saoudite6,5 %
9Azerbaïdjan6,5 %
10Arménie6,1 %
11Oman5,7 %
12Émirats arabes unis5,6 %
13Koweït4,7 %
14Jordanie4,6 %
15Pologne4,5 %
Année 2025 (majorité des pays)
Effectifs armésn° 3 / 164
1Inde3,07 M
2Chine2,54 M
3Corée du Nord1,47 M
4Russie1,45 M
5États-Unis1,40 M
6Pakistan943 000
7Égypte836 000
8Brésil762 000
9Indonésie676 000
10Iran650 000
11Corée du Sud569 000
12Viêt Nam522 000
13Turquie512 000
14Birmanie463 000
15Irak459 000
Année 2020 (majorité des pays)
Arsenal
Ordres de grandeur, référence 2025. La barre compare au leader mondial de chaque catégorie.
Chars de combat≈ 4 300Leader : Chine (5 000)
Avions de combat≈ 560Leader : États-Unis (2 900)
Hélicoptères≈ 300Leader : États-Unis (5 000)
Sous-marins≈ 70Leader mondial
Porte-avions0Leader : États-Unis (11)
Frégates et destroyers≈ 2Leader : États-Unis (100)
Ogives nucléaires≈ 60Leader : Russie (5 420)
Missiles balistiques stratégiques≈ 20Leader : États-Unis (650)
Chiffres très approximatifs : aucune transparence.
Modèles phares
Cliquer sur un modèle pour la chronologie de ses contrats, les objectifs des deux parties et les sources
Points forts
Cliquer sur un point fort pour le classement chiffré qui le justifie
Industriels de l'armement
Chiffre d'affaires défense en milliards de dollars (ordre de grandeur 2024) ; position dans le Top 100 SIPRI (Institut international de recherche sur la paix de Stockholm) des fabricants d'armes
Académie des sciences de la défense
CA défense non publié
missiles balistiques
armes nucléaires
Sources : Banque mondiale (SIPRI) pour les séries ; IISS Military Balance 2025, SIPRI Yearbook 2026 et Top 100 (2024), FAS Nuclear Notebook 2026 pour les inventaires et les entreprises (ordres de grandeur arrondis, contrôlés le 2026-10-21, à relire).
Alliances et traités
Traités et accords (4)
Défense mutuelle 2
Cessez-le-feu 2
en vigueur
suspendu
dénoncé
caduc
contesté
en négociation
Défense mutuelle2
2024Traité de partenariat stratégique Russie–Corée du Norden vigueur
Assistance militaire immédiate en cas d'agression contre l'une des parties.
1961Traité d'amitié sino-nord-coréenen vigueur
Clause d'assistance automatique en cas d'agression, reconduite tous les vingt ans.
Cessez-le-feu2
2018Accord militaire intercoréen de Pyongyangsuspendu
Zones tampons et mesures de confiance ; suspendu par Séoul en 2024.
1953Armistice de Panmunjomcontesté
Arrêt des combats en Corée sans traité de paix ; Pyongyang le déclare caduc.
Contenu à relire avant publication ; contrôlé le 21 octobre 2026.
Le spatial
Agence : NATA. Le programme spatial sert de vitrine au programme balistique : mêmes technologies. Pyongyang a placé un satellite espion en orbite fin 2023, avec, selon Séoul, une aide russe.