Comment le pouvoir fonctionne
Le vrai pouvoir appartient au Guide suprême, un religieux nommé à vie par l’Assemblée des experts. Il commande l’armée et les Gardiens de la révolution (IRGC), force idéologique qui possède aussi un vaste empire économique, et contrôle la justice et les médias d’État. Le président et le Parlement sont élus par le peuple, mais le Conseil des gardiens, qui compte douze membres, peut écarter les candidats et bloquer les lois qui lui semblent contraires à l’islam ou à la Constitution. Les décisions de sécurité et de guerre se prennent au sommet de l’État, pas au gouvernement.
En ce moment
Le Guide suprême Ali Khamenei a été tué le 28 février 2026 dans les premières frappes américano-israéliennes de la guerre contre l’Iran ; son fils Mojtaba Khamenei, réputé proche des Gardiens de la révolution, lui a succédé début mars, mais il n’est quasiment pas apparu en public depuis, selon plusieurs sources. Le président Massoud Pezeshkian, classé parmi les réformateurs, reste en poste et gère l’administration, mais les décisions de sécurité reviennent au Guide et aux Gardiens. La guerre n’est pas terminée : le cessez-le-feu d’avril, puis l’accord signé à Islamabad en juin, ont échoué en juillet, les Gardiens contrôlent le détroit d’Ormuz et, selon des médias, Washington a suspendu ses frappes jusqu’aux élections américaines de mi-mandat.
Au pouvoirCamp conservateur et clérical · islamo-conservateur
Face à luiRéformateurs (très limités) ; aucune opposition organisée n’est tolérée hors du système
Ce qu'en pense la population
La défiance envers le pouvoir est massive et documentée : abstention record aux législatives de 2024, participation faible à la présidentielle de 2024 et mouvement « Femme, vie, liberté » de 2022 après la mort de Mahsa Amini. La guerre de juin 2025 avec Israël a suscité chez certains un réflexe national, sans effacer le mécontentement lié à l’inflation, à la chute de la monnaie, aux pénuries d’énergie et à l’absence de libertés. De nouvelles protestations depuis fin 2025 ont été durement réprimées, selon les ONG (organisation non gouvernementale). Une part de la population, notamment religieuse et rurale, reste fidèle au régime, mais elle est difficile à mesurer.
Lecture GeoMedjay à partir de signaux publics (participation, mobilisations, baromètres régionaux), en cours de relecture. Pas de sondage maison.
Vérifié le 20 octobre 2026 · texte en cours de relecture.