JNIM (Al-Qaïda au Sahel)
Où il frappe
4 790 événements violents attribués par l'UCDP entre le 5 mars 2017 et le 30 septembre 2026. Le curseur rejoue les années, le panneau classe les régions et les pays où le groupe frappe le plus.
Correspondance UCDP et sources
Acteur UCDP (programme de données sur les conflits d'Uppsala) « JNIM (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans) ». Identifiants d'acteurs : JNIM (6716).
Données : UCDP Georeferenced Event Dataset (Sundberg & Melander 2013 ; Davies et al.), Uppsala University, CC BY 4.0. Traitement GeoMedjay (correspondance des groupes, agrégations, traductions).
Chaque point est un événement violent enregistré par le programme de données sur les conflits d'Uppsala (au moins un mort, d'après la presse et les rapports). Ce n'est pas une carte des zones contrôlées : un groupe peut tenir un territoire calme et frapper loin de ses bases. Seuls les événements localisés à 25 km près ou au district sont dessinés en points ; les autres comptent dans les classements par région et par pays.
Données jusqu'au 30 septembre 2026 : version définitive 26.1 jusqu'au 31 décembre 2025, puis événements « candidats » mensuels, provisoires et susceptibles d'être révisés. Morts : estimation centrale d'UCDP, avec fourchette basse et haute.
Ses adversaires (UCDP, depuis 2016)
Les forces qu'il a combattues, de la plus fréquente à la moins fréquente : armées d'État et autres groupes armés, à partir de 5 affrontements recensés. Les violences contre les civils n'entrent pas dans cette liste.
- 1. Forces de l'État (Burkina Faso)
- 2. Forces de l'État (Mali)
- 3. État islamique
- 4. Dozos (Mali)
- 5. Forces de l'État (Niger)
- 6. Forces de l'État (Bénin)
- 7. Dan na Ambassagou
- 8. Forces de l'État (Togo)
Source : UCDP Georeferenced Event Dataset (Uppsala University), CC BY 4.0. Alliés non affichés : aucune source ouverte à jour.
Le dossier
Origines
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) est né en mars 2017 de la fusion de plusieurs groupes liés à Al-Qaïda au Mali : Ansar Dine d’Iyad Ag Ghaly, la katiba Macina d’Amadou Koufa, Al-Mourabitoune et la branche saharienne d’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique). Il prospère sur la rébellion touarègue de 2012, la faiblesse de l’État dans le nord et le centre du Mali, et les griefs locaux (abus de l’armée, conflits entre éleveurs et agriculteurs).
Moyens
Quelques milliers de combattants au dernier décompte, selon les estimations ouvertes. Armes légères, engins explosifs improvisés, motos, et du matériel pris aux armées régulières ; usage croissant de drones commerciaux.
Financement
Il se finance par la zakat prélevée sur les populations, des taxes sur le bétail et les marchés, des péages, des rançons d’enlèvements (y compris d’étrangers) et une part de l’orpaillage artisanal. Le butin pris sur les armées complète ces ressources.
Organisation
Structure décentralisée de katibas régionales, placées sous l’autorité d’Iyad Ag Ghaly et fidèles à Al-Qaïda. Il combine violence et rôle de médiateur local : justice islamique, règlement de conflits, négociations avec des villages.
Territoire et tendance
Il frappe le centre et le nord du Mali, l’est et le nord du Burkina Faso, l’ouest du Niger, et déborde depuis quelques années vers le nord du Bénin et du Togo. Tendance à l’expansion depuis 2017 : à l’automne 2025, il a imposé un blocus du carburant autour de Bamako et multiplié les attaques contre les convois et les villes moyennes.
Faits récents
Au dernier décompte, le groupe a étendu ses actions contre les forces maliennes et burkinabè ainsi que contre leurs alliés russes. Il est classé organisation terroriste notamment par les États-Unis, l’Union européenne et la France.
Rédaction GeoMedjay du 20 octobre 2026, en cours de relecture. Les effectifs sont des ordres de grandeur.