ADF (Forces démocratiques alliées) / ISCAP
Où il frappe
2 203 événements violents attribués par l'UCDP entre le 10 janvier 2016 et le 29 septembre 2026. Le curseur rejoue les années, le panneau classe les régions et les pays où le groupe frappe le plus.
Correspondance UCDP et sources
Acteur UCDP (programme de données sur les conflits d'Uppsala) « ADF (Forces démocratiques alliées) », puis « IS » en RD Congo et en Ouganda (UCDP rattache les ADF à l'État islamique depuis leur allégeance, branche ISCAP (État islamique en Afrique centrale)). Identifiants d'acteurs : IS (234) ; ADF (489) ; ADF, Vuba militia (6807).
Données : UCDP Georeferenced Event Dataset (Sundberg & Melander 2013 ; Davies et al.), Uppsala University, CC BY 4.0. Traitement GeoMedjay (correspondance des groupes, agrégations, traductions).
Chaque point est un événement violent enregistré par le programme de données sur les conflits d'Uppsala (au moins un mort, d'après la presse et les rapports). Ce n'est pas une carte des zones contrôlées : un groupe peut tenir un territoire calme et frapper loin de ses bases. Seuls les événements localisés à 25 km près ou au district sont dessinés en points ; les autres comptent dans les classements par région et par pays.
Données jusqu'au 30 septembre 2026 : version définitive 26.1 jusqu'au 31 décembre 2025, puis événements « candidats » mensuels, provisoires et susceptibles d'être révisés. Morts : estimation centrale d'UCDP, avec fourchette basse et haute.
Ses adversaires (UCDP, depuis 2016)
Les forces qu'il a combattues, de la plus fréquente à la moins fréquente : armées d'État et autres groupes armés, à partir de 5 affrontements recensés. Les violences contre les civils n'entrent pas dans cette liste.
- 1. Forces de l'État (RD Congo)
- 2. Forces de l'État (Ouganda)
Source : UCDP Georeferenced Event Dataset (Uppsala University), CC BY 4.0. Alliés non affichés : aucune source ouverte à jour.
Le dossier
Origines
Les ADF sont d’abord une rébellion ougandaise, née du croisement de la secte musulmane Tabligh et de groupes hostiles au président Museveni dans la région du Rwenzori, dans les années 1990. Chassés d’Ouganda par l’armée, ils se réfugient dans l’est de la RDC (République démocratique du Congo). À partir de 2017-2019, sous la direction de Musa Baluku, ils prêtent allégeance à l’État islamique et deviennent sa « Province d’Afrique centrale » (ISCAP).
Moyens
Environ un millier de combattants selon les estimations de l’ONU (Organisation des Nations unies), avec des armes légères, des machettes et des engins explosifs. L’État islamique central apporte un soutien financier et logistique ; la presse et l’ONU font aussi état de transferts d’argent via des réseaux régionaux.
Financement
Racket, pillage et enlèvements, taxes sur le cacao, le bois et les petits commerces ; des flux d’argent venus de réseaux de l’État islamique. Une partie des revenus provient aussi du recrutement par endoctrinement et du travail forcé de captifs.
Organisation
Cellules très mobiles dans la forêt, avec une direction idéologique stricte. Le groupe pratique des attaques contre les civils à la machette ou aux armes légères pour semer la terreur, tout en étant rattaché au dispositif de l’État islamique en Afrique.
Territoire et tendance
Territoires de Beni, Lubero, Irumu et Mambasa au Nord-Kivu et en Ituri, avec des incursions vers l’Ouganda. Tendance : malgré l’opération conjointe lancée en 2021 par l’armée ougandaise (Shujaa) avec Kinshasa, le groupe a continué de frapper et de changer de zones ; des milliers de civils ont été tués depuis 2013.
Faits récents
En juillet 2025, une attaque contre une église à Komanda (Ituri) a fait des dizaines de morts, attribuée aux ADF. Le groupe est sous sanctions de l’ONU et classé organisation terroriste par les États-Unis.
Rédaction GeoMedjay du 20 octobre 2026, en cours de relecture. Les effectifs sont des ordres de grandeur.