État islamique au Sahel (EIGS / ISSP)
Où il frappe
1 339 événements violents attribués par l'UCDP entre le 4 février 2017 et le 28 septembre 2026. Le curseur rejoue les années, le panneau classe les régions et les pays où le groupe frappe le plus.
Correspondance UCDP et sources
UCDP (programme de données sur les conflits d'Uppsala) code toutes les branches de l'État islamique sous un seul acteur « IS » : on retient ses événements au Mali, au Burkina Faso et au Niger hors régions de Diffa et Zinder (rattachées à l'ISWAP (État islamique en Afrique de l'Ouest)). Identifiants d'acteurs : IS (234).
Données : UCDP Georeferenced Event Dataset (Sundberg & Melander 2013 ; Davies et al.), Uppsala University, CC BY 4.0. Traitement GeoMedjay (correspondance des groupes, agrégations, traductions).
Chaque point est un événement violent enregistré par le programme de données sur les conflits d'Uppsala (au moins un mort, d'après la presse et les rapports). Ce n'est pas une carte des zones contrôlées : un groupe peut tenir un territoire calme et frapper loin de ses bases. Seuls les événements localisés à 25 km près ou au district sont dessinés en points ; les autres comptent dans les classements par région et par pays.
Données jusqu'au 30 septembre 2026 : version définitive 26.1 jusqu'au 31 décembre 2025, puis événements « candidats » mensuels, provisoires et susceptibles d'être révisés. Morts : estimation centrale d'UCDP, avec fourchette basse et haute.
Ses adversaires (UCDP, depuis 2016)
Les forces qu'il a combattues, de la plus fréquente à la moins fréquente : armées d'État et autres groupes armés, à partir de 5 affrontements recensés. Les violences contre les civils n'entrent pas dans cette liste.
- 1. Forces de l'État (Mali)
- 2. Forces de l'État (Burkina Faso)
- 3. Forces de l'État (Niger)
- 4. JNIM
- 5. MSA
- 6. GATIA + MSA
- 7. GATIA
Source : UCDP Georeferenced Event Dataset (Uppsala University), CC BY 4.0. Alliés non affichés : aucune source ouverte à jour.
Le dossier
Origines
Il naît en 2015 d’une dissidence d’Al-Mourabitoune menée par Adnan Abou Walid al-Sahraoui, qui prête allégeance à l’État islamique. Baptisé État islamique dans le Grand Sahara, il devient en 2022 la « Province du Sahel » de l’organisation. Son fondateur a été tué par l’armée française en août 2021.
Moyens
Quelques centaines à quelques milliers de combattants au plus, selon les estimations ouvertes. Armes légères, motos et pick-up, engins explosifs ; l’État islamique central apporte un appui limité en argent et en propagande.
Financement
Racket des villages, vol de bétail, prélèvement de taxes sur les populations et pillage des localités attaquées. Les enlèvements contre rançon et les gains tirés des attaques contre les convois complètent ses revenus.
Organisation
Structure en petites unités mobiles, rattachée à l’État islamique central via sa province d’Afrique de l’Ouest. Il gouverne peu, préférant l’intimidation et les représailles contre les communautés soupçonnées de collaborer avec ses ennemis.
Territoire et tendance
Il opère dans la zone des trois frontières (Liptako-Gourma) : région de Ménaka au Mali, régions de Tillabéri et Tahoua au Niger, nord-est du Burkina Faso. Il est en guerre ouverte avec le JNIM (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans) depuis 2020 ; au dernier décompte, il reste actif mais sous pression de son rival et des armées de la région.
Faits récents
Il a revendiqué plusieurs attaques meurtrières contre l’armée et des civils dans l’ouest du Niger et la région de Ménaka. Les bilans exacts sont difficiles à vérifier de manière indépendante.
Rédaction GeoMedjay du 20 octobre 2026, en cours de relecture. Les effectifs sont des ordres de grandeur.