
Die Linke (La Gauche)
Die Linke
En bref
Die Linke (« la Gauche ») est née en 2007 de la fusion du PDS (Parti du socialisme démocratique), issu de l’ancien parti au pouvoir en RDA (République démocratique allemande), et de la WASG, un mouvement de gauche de l’Ouest. Affaiblie par le départ de Sahra Wagenknecht en 2023, elle a rebondi en 2025 grâce aux jeunes. Elle est arrivée en tête à Berlin en septembre 2026. Elle n’a jamais gouverné au niveau fédéral.
Site officiel : die-linke.de
Où il se situe
Placement indicatif sur 10 d'après la classification « gauche radicale » (Wikipédia : Die Linke (positionnement : gauche)). Lecture GeoMedjay, pas une mesure.
- Socialisme démocratique
- Antilibéralisme
Qui le dirige
Ines SchwerdtnerCoprésidente du parti (avec Luigi Pantisano depuis juin 2026)Photo : Olaf Krostitz · CC BY-SA 4.0
Luigi PantisanoCoprésident du parti depuis juin 2026Photo : Fyrtaarn · CC BY-SA 4.0
Heidi ReichinnekCoprésidente du groupe au BundestagPhoto : Sandro Halank, Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0
Sören PellmannCoprésident du groupe au BundestagPhoto : Sandro Halank, Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0
Jan van AkenCoprésident du parti de 2024 à juin 2026Photo : Sandro Halank, Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0
Son poids au parlement : Bundestag
Les partis en détail
- gauche radicale, socialeDie Linke fiche →64 sièges · 10,2 %
Figure(s) : Ines Schwerdtner
Au pouvoir : Jamais au gouvernement fédéral ; dirige ou participe à des gouvernements régionaux (Brême, Berlin, ex-Thuringe).
- écologiste, centre gaucheVerts (Grünen) fiche →85 sièges · 13,5 %
Figure(s) : Felix Banaszak, Franziska Brantner
Au pouvoir : Au gouvernement fédéral de 1998 à 2005 avec le SPD, puis de 2021 à 2025 dans la coalition de Scholz ; dans l’opposition depuis mai 2025.
- social-démocrate, centre gaucheSPD (sociaux-démocrates) fiche →120 sièges · 19 %
Figure(s) : Lars Klingbeil
Au pouvoir : Chanceliers Brandt, Schmidt, Schröder et Scholz ; au gouvernement depuis mai 2025 comme partenaire minoritaire de Merz.
- centre droit, conservateurCDU/CSU (chrétiens-démocrates) fiche →208 sièges · 33 %
Figure(s) : Friedrich Merz (CDU), Markus Söder (CSU)
Au pouvoir : Parti du chancelier la plupart du temps depuis 1949 (Adenauer, Kohl, Merkel…) ; Friedrich Merz est chancelier depuis mai 2025.
- nationaliste, extrême droiteAfD (Alternative pour l’Allemagne) fiche →152 sièges · 24,1 %
Figure(s) : Alice Weidel, Tino Chrupalla
Au pouvoir : Jamais au pouvoir : les autres partis refusent toute alliance avec elle ; deuxième force du Bundestag depuis 2025.
Résultats électoraux
Bundestag (Linkspartei.PDS)
Sources : Wikipédia : élections fédérales allemandes de 2005 (résultats)
Bundestag
Sources : Wikipédia : élections fédérales allemandes de 2009 (résultats) · Wikipédia : élections fédérales allemandes de 2013 (résultats) · Wikipédia : élections fédérales allemandes de 2017 (résultats) · Bundeswahlleiterin : résultats officiels de l’élection du Bundestag 2021 (après le vote partiel répété à Berlin en 2024) · Bundeswahlleiterin : résultats officiels de l’élection du Bundestag 2025
Alliances et coalitions
La Linke est dans l’opposition au Bundestag. Elle participe aux gouvernements régionaux de Brême et de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Après sa victoire à Berlin, elle négocie en octobre 2026 une coalition avec le SPD et les Verts, et elle est aussi en négociation en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale.
Sources : Wikipédia : Die Linke (positionnement : gauche) · Wikipédia : élection régionale de 2026 à Berlin (20 septembre 2026) · Wikipédia : élection régionale de 2026 en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (20 septembre 2026)
Ce qu'il défend
- Social
Elle veut porter le salaire minimum à 15 euros, créer un revenu minimum sans sanction de 1 400 euros par mois et ramener l’âge de la retraite de 67 à 65 ans.
Sources : deutschland.de : élections au Bundestag 2025, les programmes des partis (5 février 2025)
- Économie
Elle veut supprimer le frein à l’endettement, taxer davantage les plus riches et supprimer la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) sur les produits alimentaires de base. Elle propose 20 milliards d’euros par an pour le logement d’utilité publique.
Sources : deutschland.de : élections au Bundestag 2025, les programmes des partis (5 février 2025)
- Environnement
Elle vise la neutralité carbone dès 2040 et veut que l’État paie tout le coût d’un nouveau chauffage pour les ménages modestes. Elle s’oppose au nucléaire.
Sources : Carbon Brief : ce que disent les programmes sur l’énergie et le climat (élection de 2025)
- Immigration
Elle refuse toute restriction du droit d’asile.
Sources : deutschland.de : élections au Bundestag 2025, les programmes des partis (5 février 2025)
- Sécurité
Elle s’oppose au déploiement de missiles américains de moyenne portée en Allemagne.
Sources : deutschland.de : élections au Bundestag 2025, les programmes des partis (5 février 2025)
Qui vote pour lui
En 2025, la Linke est le premier parti chez les 18-24 ans, avec 25 % des voix. Elle fait un score bien au-dessus de sa moyenne chez les moins de 35 ans, une nouveauté de cette élection. Ses adhérents sont passés de 58 532 fin 2024 à environ 131 500 en septembre 2026.
Sources : Statista : vote des 18-24 ans à l’élection fédérale de 2025 · Fondation Konrad-Adenauer : comportement électoral selon l’âge et le sexe (2026) · Wikipédia : Die Linke (positionnement : gauche)
Pourquoi il monte ou il baisse
La Linke est à 10 à 12 % dans les sondages d’octobre 2026, au-dessus de ses 8,8 % de 2025. Le 20 septembre 2026, elle arrive en tête à Berlin avec 25,7 % des voix. Elle reste en revanche sous 5 % en Bade-Wurtemberg et en Rhénanie-Palatinat.
Sources : Wikipédia : sondages pour la prochaine élection fédérale allemande (INSA, Forsa, FGW, Verian, YouGov, Allensbach, octobre 2026) · Wikipédia : élection régionale de 2026 à Berlin (20 septembre 2026) · Wikipédia : élection régionale de 2026 en Bade-Wurtemberg (8 mars 2026) · Wikipédia : élection régionale de 2026 en Rhénanie-Palatinat (22 mars 2026)