Qui vit où, depuis quand, et pourquoi : les groupes qu'il faut connaître pour comprendre le pays.
Coréens de soucheDans tout le pays, très concentrés à Séoul et dans sa régionLa Corée du Sud est l’un des pays les plus homogènes du monde, avec une identité nationale très forte. L’enjeu aujourd’hui est démographique : le pays a le taux de fécondité le plus bas de la planète, et une concentration de la population dans la capitale. L’économie est dominée par quelques grandes familles industrielles, les chaebols (Samsung, Hyundai, SK, LG), qui pèsent sur la politique, et la société reste divisée entre régions (sud-est conservateur, sud-ouest progressiste), générations et sexes.
Démocratie et pouvoir politiqueSéoul, Parlement et palais présidentielLe régime est démocratique depuis 1987, mais la présidence est puissante et la plupart des anciens présidents ont fini en prison. Le 3 décembre 2024, le président conservateur Yoon Suk Yeol a décrété la loi martiale ; destitué puis révoqué par la Cour constitutionnelle en avril 2025, il a été condamné en février 2026 à la prison à perpétuité pour insurrection (en première instance, avec un appel attendu). Le libéral Lee Jae-myung a été élu en juin 2025 ; son Parti démocrate a gagné 12 des 16 grandes élections locales de juin 2026, mais le Parti du pouvoir du peuple a conservé Séoul.
Travailleurs migrants et Coréens de Chine (joseonjok)Zones industrielles, chantiers et fermesDepuis les années 1990, des Chinois d’origine coréenne puis des Vietnamiens, Népalais et Indonésiens sont venus combler le manque de main-d’œuvre. Ils sont nombreux dans l’industrie et l’agriculture, parfois dans des conditions précaires. Le pays débat de la manière de les accueillir sans renoncer à son modèle de société homogène, avec une montée de la défiance envers les Chinois.
Transfuges nord-coréensSéoul et grandes villesPlus de 30 000 personnes venues du Nord ont rejoint le Sud depuis la fin de la guerre de Corée (1953), la plupart après la famine des années 1990. Elles bénéficient d’une aide d’intégration mais subissent encore stigmatisation et difficultés d’emploi. Leur parole pèse dans le débat sur la ligne à tenir face à Pyongyang, entre fermeté et dialogue.
Diaspora coréenneÉtats-Unis, Chine, Japon, Asie centraleEnviron sept millions de Coréens vivent à l’étranger, issus de vagues liées à la colonisation japonaise, à la guerre et aux migrations économiques : les États-Unis (plus de deux millions), la Chine (les joseonjok), le Japon (les zainichi) et l’Asie centrale, où Staline a déporté plus de 170 000 Coréens en 1937. Cette diaspora, surtout aux États-Unis, nourrit l’influence culturelle du pays (cinéma, musique) et constitue un relais économique et politique à Washington.
Rédaction GeoMedjay, en cours de relecture.