Qui vit où, depuis quand, et pourquoi : les groupes qu'il faut connaître pour comprendre le pays.
CoptesMoyenne-Égypte (Minya, Assiout), Le Caire, AlexandrieLes chrétiens coptes descendent des Égyptiens d’avant l’arrivée de l’islam, au VIIe siècle. Ils représentent environ 10 % de la population, sans chiffre officiel précis. Victimes de violences sectaires et d’attentats, notamment ceux de l’État islamique en 2016-2017, ils sont aujourd’hui protégés par le pouvoir du président Sissi, qui y voit un soutien politique.
NubiensAssouan, sud de l’ÉgypteCe peuple du Nil, avec sa propre langue, a été déplacé dans les années 1960, quand la construction du haut barrage d’Assouan a englouti ses villages. Les Nubiens réclament depuis le droit de retourner sur leurs terres près du lac Nasser, un droit reconnu par la Constitution de 2014 mais rarement appliqué.
Réfugiés soudanaisLe Caire, Assouan, AlexandrieDepuis le début de la guerre au Soudan en avril 2023, plusieurs centaines de milliers de Soudanais, selon certaines sources plus d’un million, se sont réfugiés en Égypte. Ils s’ajoutent à de longues migrations venues d’Érythrée, de Syrie ou du Yémen. L’Égypte, déjà en crise économique, tire profit de leur présence pour obtenir de l’aide des Européens.
Travailleurs égyptiens à l’étrangerArabie saoudite, Émirats, Koweït, Jordanie, EuropeDes millions d’Égyptiens travaillent dans le Golfe et en Jordanie, depuis la fin des années 1970. Leurs transferts d’argent atteignent plus de 20 milliards de dollars par an, parmi les plus élevés du monde. Ce flux est vital pour l’économie et fait dépendre l’Égypte de la bonne volonté de ses hôtes du Golfe.
Bédouins du SinaïNord et centre du Sinaï (Arich, Rafah, Cheikh Zouweid)Les tribus bédouines du Sinaï, longtemps tenues à l’écart de l’État, ont vécu entre contrebande et pauvreté. À partir de 2013, une branche de l’État islamique y a mené une insurrection contre l’armée ; des milliers d’habitants ont été déplacés, la zone frontalière de Rafah a été vidée et le Sinaï est resté fermé aux journalistes. Les autorités disent avoir vaincu les jihadistes vers 2022, mais la région reste sous contrôle militaire strict, et l’Égypte refuse que les habitants de Gaza soient poussés vers son territoire.
Rédaction GeoMedjay, en cours de relecture.