ELN (Armée de libération nationale)rebelledepuis 1964
Présente à Arauca, dans le Catatumbo, dans le Chocó, le Cauca et le Nariño, ainsi que dans plusieurs États du Venezuela. Tendance : expansion territoriale dans les années 2020 ; en janvier 2025, son offensive dans le Catatumbo contre des dissidents des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) a fait des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés.
Derniers faits : Les négociations avec le gouvernement Petro, rouvertes en 2022, ont été suspendues en janvier 2025. Les États-Unis, l’Union européenne et la Colombie le classent organisation terroriste.
Fiche complète : origines, financement, organisation →Dissidences des FARCrebelledepuis 2016
Cauca, Valle del Cauca, Nariño, Guaviare, Caquetá, Putumayo, Catatumbo et zones frontalières du Venezuela. Tendance : fragmentation et affrontements avec l’ELN (Armée de libération nationale) et entre factions, tout en étendant leur emprise sur les cultures de coca et les mines.
Derniers faits : En août 2025, des attaques meurtrières à Cali et contre un hélicoptère de police en Antioquia ont été attribuées par les autorités à des dissidents. Les négociations avec les factions qui acceptent de discuter restent fragiles.
Fiche complète : origines, financement, organisation →Tren de Araguacarteldepuis 2014
Son noyau reste au Venezuela, mais il est documenté en Colombie, au Pérou, au Chili, en Équateur, au Brésil, en Bolivie et aux États-Unis. Tendance à l’expansion régionale depuis 2018, avec une présence plus ou moins solide selon les pays : au Chili et au Pérou, la justice lui attribue plusieurs affaires, tandis que son poids réel aux États-Unis est débattu.
Derniers faits : Les États-Unis l’ont désigné organisation terroriste étrangère en février 2025 et l’ont invoqué pour justifier des expulsions de migrants vers le Salvador, mesure contestée devant la justice américaine. Le groupe a aussi été cité par la justice chilienne dans l’enquête sur l’assassinat d’un ancien militaire vénézuélien en 2024. Son chef est recherché et son niveau de lien avec le pouvoir vénézuélien est contesté.
Fiche complète : origines, financement, organisation →Los Choneros et bandes rivales d’Équateurcarteldepuis 1990s
Elles tiennent des zones autour de Guayaquil, de la province du Guayas, d’Esmeraldas et de Manabí, et les ports d’où part la cocaïne. Tendance à l’aggravation depuis 2020 : l’Équateur est passé en quelques années d’un pays relativement calme à l’un des plus violents du continent, avec un record d’environ huit mille morts violentes en 2023, et un niveau resté très élevé depuis.
Derniers faits : En janvier 2024, après l’évasion de Fito, le président Daniel Noboa a déclaré un « conflit armé interne » et classé les bandes comme groupes terroristes ; un plateau de télévision a été pris d’assaut en direct. Fito a été repris puis extradé vers les États-Unis en 2025. Les États-Unis ont ensuite désigné Los Choneros et Los Lobos comme organisations terroristes étrangères.
Fiche complète : origines, financement, organisation →Clan del Golfo (AGC / EGC)carteldepuis 2006
Il est implanté dans le nord-ouest colombien (Urabá, Antioquia, Córdoba, Chocó, Bolívar), le long de la côte caraïbe et jusqu’à la frontière avec le Panama, où il tient des routes migratoires et de trafic. Tendance à l’expansion depuis 2016 dans des zones laissées par les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) après l’accord de paix, au dernier décompte.
Derniers faits : Dans le cadre de la politique de « paix totale » du président Gustavo Petro, le gouvernement a engagé des pourparlers avec le groupe, notamment au Qatar en 2025. Ces discussions ont connu plusieurs interruptions et le groupe continue d’être accusé de violences contre des civils et des autorités locales.
Fiche complète : origines, financement, organisation →Rédaction GeoMedjay, en cours de relecture ; cartographie UCDP à venir.