Qui vit où, depuis quand, et pourquoi : les groupes qu'il faut connaître pour comprendre le pays.
Suisses alémaniques, romands et tessinoisZurich, Berne, Genève, Lausanne, TessinEnviron six Suisses sur dix parlent allemand, plus d’un cinquième français, le reste italien ou romanche, et les votations montrent souvent un fossé entre Suisse romande, plus favorable à l’Europe, et Suisse alémanique rurale. L’UDC, parti souverainiste, est le premier parti du pays et siège au gouvernement collégial. Les nouveaux accords avec l’Union européenne, dits « Bilatérales III », ont été signés début 2026 et transmis au Parlement en mars ; selon la presse suisse, ils devraient être soumis au vote populaire au plus tôt en 2028, et la bataille porte sur l’exigence ou non d’une double majorité du peuple et des cantons.
ItaliensZurich, Genève, Bâle, Tessin (voisins linguistiques)Dès l’après-guerre, la Suisse a recruté des travailleurs saisonniers italiens pour le bâtiment, les usines et l’hôtellerie. Beaucoup sont restés, malgré un statut précaire et des tensions, comme l’initiative xénophobe Schwarzenbach de 1970. Leurs descendants forment une des communautés les plus anciennes du pays. L’italien est une des quatre langues nationales, à cause du Tessin et de ses vallées.
PortugaisGenève, Vaud, Zurich, NeuchâtelÀ partir des années 1980 et 1990, la libre circulation et l’essor de la restauration, du bâtiment et du nettoyage ont attiré des Portugais, fuyant le chômage et la faiblesse des salaires. Ils sont devenus la première communauté étrangère de Suisse romande. Ils soutiennent l’économie, mais restent souvent écartés de la citoyenneté, car la naturalisation est longue et exigeante.
Ex-Yougoslaves (Kosovars, Albanais, Serbes, Bosniaques)Zurich, Bâle, Berne, Saint-GallDes travailleurs yougoslaves sont arrivés dans les années 1960 et 1970, puis des réfugiés des guerres de Bosnie (1992-1995) et du Kosovo (1998-1999). Beaucoup ont reçu un permis durable parce que le retour semblait impossible. Ils forment une diaspora importante, dont les transferts d’argent soutiennent le Kosovo et dont les liens politiques jouent dans la région.
Suisses de l’étrangerFrance, Allemagne, États-Unis, Italie, Royaume-UniEnviron 800 000 citoyens suisses vivent hors du pays. Leur histoire remonte à l’émigration de pauvreté du XIXe siècle et à celle de mercenaires, puis au départ de cadres, de banquiers et de retraités. Ils peuvent voter depuis l’étranger et ont une voix dans les votations, notamment sur les accords avec l’Union européenne.
Rédaction GeoMedjay, en cours de relecture.