Qui vit où, depuis quand, et pourquoi : les groupes qu'il faut connaître pour comprendre le pays.
Travailleurs et résidents étrangersDubaï, Abou Dabi, Charjah, zones industriellesLes Émiratis ne forment qu’environ 10 % des quelque 11 millions d’habitants : le reste vient d’Inde (première communauté), du Pakistan, du Bangladesh, des Philippines, d’Égypte et, de plus en plus, d’Occident. Leur séjour dépend d’un contrat de travail et d’un parrain, sans accès à la nationalité ni droit de se syndiquer : un licenciement peut signifier l’expulsion. Cette main-d’œuvre fait tourner chantiers, aéroports et ports, ce qui donne à New Delhi, Islamabad ou Manille un levier discret. Selon la presse, la guerre de 2026 a provoqué des départs d’expatriés et fait chuter les réservations hôtelières.
Familles régnantes et ÉmiratisAbou Dabi, Dubaï et les cinq autres émiratsLe pays est une fédération de sept émirats, née en 1971 au départ des Britanniques. Abou Dabi (famille Al Nahyan) détient l’essentiel du pétrole et le pouvoir fédéral : Mohammed ben Zayed en est le président depuis 2022, son frère Tahnoun préside notamment le fonds ADQ, la banque FAB et le groupe d’intelligence artificielle G42, et son frère Mansour est vice-président. Dubaï (famille Al Maktoum) garde son autonomie commerciale, mais Abou Dabi l’a renflouée en 2009, d’où le rebaptême de la tour Burj Dubaï en Burj Khalifa. Les citoyens bénéficient d’emplois publics, de logements et d’aides financés par la rente.
Diaspora iranienne et communautés de commerçantsDubaï, CharjahDes familles iraniennes, souvent installées depuis plus d’un siècle, tiennent une partie du commerce de Dubaï et servaient de relais économique vers l’Iran, malgré la querelle sur trois îles du Golfe occupées par Téhéran depuis 1971. La place a aussi servi à contourner les sanctions. Après les premières frappes de 2026, Abou Dabi a fermé son ambassade à Téhéran, retiré des permis de résidence à des Iraniens et arrêté des changeurs liés aux Gardiens de la révolution ; Téhéran a répliqué en expulsant des Émiratis, selon un décompte de presse.
Russes, Occidentaux et fortunes mondialesDubaï, Abou DabiDepuis 2022, des milliers de Russes ont installé entreprises et fortunes aux Émirats, qui n’ont pas appliqué les sanctions occidentales et ont été retirés de la liste grise du GAFI (Groupe d'action financière) en 2024. Dubaï attire aussi des entrepreneurs européens, indiens et chinois par sa fiscalité et ses visas longue durée. Cette clientèle fait du pays un coffre-fort mondial, mais aussi une cible de pressions américaines et européennes.
Rédaction GeoMedjay, en cours de relecture.